En faisant une analyse par secteur d’activité, le sondage révèle que 76% des gestionnaires sondés penchent vers le secteur de l’énergie, alors que seulement 15% sont moins enthousiastes à l’égard de ce secteur.
«Le prix du pétrole a chuté considérablement dans la deuxième partie de 2008 principalement à cause de la diminution de la demande et de la préoccupation grandissante que les stocks augmentent. Les sociétés du secteur de l’énergie ont donc été forcées de réduire leur production. Le pétrole se négocie depuis bien en deçà du prix à partir duquel les producteurs font des profits. Toute hausse éventuelle de la demande pourrait provoquer une pression sur l’approvisionnement et, par conséquent, provoquer une remontée des prix», a expliqué M. Adatia.
« Le secteur des matières premières a vécu une situation apparente. À part l’or, les stocks de matières premières sont épuisés et la production a été passablement réduite ou tout simplement arrêtée. Les préoccupations du passé concernant les niveaux de stock devraient se résorber rapidement aussitôt les premiers signes d’une hausse de la demande, ce qui aura des répercussions positives pour le marché canadien », ajouté M. Adatia.
Résultat, l’optimisme à l’égard du secteur des matières premières est en hausse, passant de 44% à 58% dans le dernier trimestre.
Enfin, l’optimisme à l’égard des services financiers a connu un bond. Trois gestionnaires de fonds sur cinq (61%) sont favorables à ce secteur d’activité, alors que moins de 20% d’entre eux sont plutôt pessimistes. Les banques canadiennes ont continué à bien se tirer d’affaire en dépit de la crise actuelle en annonçant récemment des revenus fort intéressants, maintenant ainsi leur longue série de dividendes.
Pendant ce temps, le sentiment favorable envers le secteur des télécoms a largement décliné, passant de 52% à 39% chez les gestionnaires.
«Bien que les télécoms procurent des dividendes intéressants dans les marchés instables, les gestionnaires de fonds pourraient être attirés par des secteurs davantage axés vers l’expansion», a dit M. Adatia.
Par ailleurs, une vision semblable explique probablement la baisse de l’optimisme envers le secteur des services, passant de 48% à 24%.