Le chef de l’opposition à Ottawa, Thomas Mulcair, a annoncé qu’un gouvernement néo-démocrate ramènerait à 65 ans l’âge d’admissibilité aux prestations de Sécurité de la vieillesse (SV).
Au printemps, le gouvernement conservateur a fait passer l’âge d’admissibilité de 65 à 67 ans à compter de 2023.
Vendredi dernier, dans un discours devant CARP – l’Association canadienne des personnes retraitées -, M. Mulcair a affirmé que les mauvais choix du gouvernement et les compressions inutiles dans la SV auraient d’importantes conséquences pour tous les Canadiens.
Le NPD a souligné les 300 000 Canadiens âgés de plus de 65 ans qui vivent dans la pauvreté, ainsi que les huit millions qui n’ont pas de régime de retraite de leur employeur.
« Dans un pays aussi riche que le Canada, il n’y a tout simplement aucune excuse pour cet échec retentissant, a poursuivi M. Mulcair. Nous devons faire mieux que cela. Nos aînés méritent mieux et nos enfants méritent mieux. »
Le NPD viserait à renforcer les Régimes de pensions du Canada et le régime des rentes du Québec et à protéger les pensions privées dans les cas de faillite.
M. Mulcair a également dit que le NPD proposerait un crédit d’impôt pour les aînés qui prennent soin de leurs conjoints afin d’enlever de la pression sur le système de santé.
Économies possibles grâce à la hausse de l’âge d’admissibilité
La semaine dernière, le vérificateur général du Canada a indiqué que l’augmentation de l’âge d’admissibilité aux prestations de SV pourrait permettre à Ottawa d’économiser plus de 10 milliards de dollars par an.
Le vérificateur général, Michael Ferguson, estime que sans ces changements, le coût du programme passerait de 35,6 milliards $ en 2010-2011 – soit environ 2,2 % du PIB – à un peu plus de 100 milliards $ en 2029-2030, soit 2,9 % du PIB.