L’automatisation du monde du travail progresse à la vitesse grand V. D’ici 2025, plus de la moitié des tâches professionnelles sur la planète pourraient être réalisées par des robots, selon une étude du Forum économique mondial.
Publié lundi, ce travail de recherche conclut que 52 % de toutes les tâches accomplies par des employés dans les milieux de travail du monde seront automatisées grâce aux avancées de la robotique et de l’intelligence artificielle, rapporte l’Agence France-Presse. À l’heure actuelle, seulement 29 % de ces tâches sont prises en charge par des robots.
Les secteurs de la comptabilité, du secrétariat, des usines d’assemblage et des services postaux, pour ne nommer que ceux-là, seront frappés de plein fouet par la révolution de l’intelligence artificielle. Tous domaines confondus, 75 millions d’emplois pourraient disparaître à l’échelle mondiale d’ici 2022.
Des emplois seront perdus, mais d’autres seront créés
Si l’automatisation risque de causer la perte de millions d’emplois, elle contribuera également à en créer des millions d’autres. L’étude du Forum économique mondial estime que 133 millions d’emplois pourraient être créés dans les secteurs de l’intelligence artificielle et du traitement des données (big data).
L’offre pour ce type de postes sera très forte dans l’industrie aéronautique, du voyage et du tourisme, selon l’étude. Un important phénomène de pénurie de main-d’œuvre risque également de frapper les secteurs des technologies de l’information et des communications, des services financiers et des mines et métaux.
En résumé, près de 50 % des entreprises prévoient d’ici 2020 une diminution de leur effectif à temps plein en raison de l’automatisation, mais un autre 40 % envisagent totalement l’inverse, soit une augmentation globale de leur personnel.
Difficile donc de prédire les réelles conséquences de l’automatisation sur les salariés, mais chose certaine, elle perturbera le monde du travail et provoquera « des changements importants dans la qualité, l’emplacement, le format et la permanences des fonctions », souligne le Forum économique mondial.