Le deuil des animaux de compagnie nécessite du soutien de manière à réduire le risque de trouble de deuil prolongé, selon une étude.

La perte d’un animal de compagnie éprouve de nombreuses personnes, au point de développer le trouble du deuil prolongé chez certaines d’entre elles.

Si le deuil est un processus nécessaire après la perte d’un être cher, le trouble du deuil prolongé se manifeste par des symptômes de deuil intenses et persistants, associés à des problèmes de fonctionnement, qui peuvent durer 12 mois ou plus après le décès.

Pour une personne sur cinq (21 %), la perte d’un animal de compagnie a été plus pénible que la perte d’un proche, montre une étude de l’Université du Cauca en Colombie, relayée par Medical Xpress.

Or, le deuil d’un animal de compagnie est souvent un deuil privé de ses droits, en raison du regard porté par la société. C’est que ce deuil n’est pas socialement reconnu de la même manière que les autres deuils.

Pourtant, les conséquences de cette privation de deuil peuvent être lourdes. Le quart des personnes (27 %) ayant perdu un animal de compagnie sont plus susceptibles de développer des symptômes de trouble du deuil prolongé. Cette proportion est légèrement inférieure comparativement à la perte d’un parent (31 %), mais  supérieure à la perte d’un frère ou d’une soeur (21 %).

Ces statistiques indiquent que ce qui compte le plus n’est pas qui est décédé, mais la qualité et la signification de la relation avec le défunt.

Cela signifie que le manque de compréhension et de soutien social, observé lors du deuil d’un animal de compagnie, est un facteur de risque majeur de trouble du deuil prolongé.

La perte d’un animal de compagnie n’étant pas reconnue socialement, certaines personnes peuvent manquer de soutien ou d’ajustements sur leur lieu de travail durant cette période difficile.

Une meilleure reconnaissance et la mise à disposition de soutien dans de telles circonstances pourraient permettre de réduire le risque de trouble du deuil prolongé, souligne l’étude.