Les Canadiens souhaitent en moyenne prendre leur retraite à l’âge de 61 ans, sans être vraiment convaincus d’atteindre cet objectif, selon un sondage de la Banque CIBC.

Les jeunes de la génération Z sont les plus optimistes à l’idée de pouvoir prendre une retraite hâtive, ils prévoient en moyenne arrêter de travailler à l’âge de 59 ans. Les gens de la génération Y et de la génération X envisagent plutôt une retraite à l’âge de 61 ans, alors que les baby-boomers ont de leur côté indiqué avoir pris leur retraite à l’âge de 63 ans.

Si l’objectif de retraite des jeunes de la génération Z semble très optimiste, le sondage montre qu’ils semblent se donner les moyens de leurs ambitions en commençant à épargner plus tôt que les générations plus âgées. En moyenne, les Canadiens commencent à épargner pour leur retraite à l’âge de 30 ans.

Malgré une épargne plutôt précoce, seulement 41 % des Canadiens se disent convaincus qu’ils auront suffisamment d’actif accumulé pour maintenir le mode de vie qu’ils souhaitent une fois à la retraite.

L’attrait pour le CELI s’accroît

La plupart des Canadiens (68 %) possèdent un portefeuille de placement, et près de la moitié des cotisants canadiens (49 %) affirment consacrer davantage de fonds aux CELI, comparativement à 32 % dans les REER, tandis que 19 % fractionnent leurs cotisations de façon égale. Ceux qui choisissent de cotiser à un CELI plutôt qu’à un REER disent apprécier la souplesse en matière de retrait libre d’impôt et la capacité de cotiser à n’importe quelle étape de leur vie, y compris à la retraite.

Parmi le tiers (32 %) des Canadiens qui n’investissent pas, les deux principaux obstacles sont le revenu disponible limité (63 %) et la crainte de pertes financières (38 %).

L’inflation inquiète les futurs retraités

Selon un autre sondage mené par BMO, près des trois quarts des Canadiens (74 %) affirment que la hausse des prix a accru leurs inquiétudes quant à la suffisance de leur épargne pour subvenir à leurs besoins à la retraite, tandis que les deux tiers (66 %) déclarent que l’inflation affecte déjà leur capacité à épargner et à investir pour leur retraite.

Pour faire face à la hausse des dépenses quotidiennes, 31 % des répondants au sondage disent cotiser moins à l’épargne-retraite, et 17 % disent l’avoir complètement reporté. En revanche, l’épargne pour la retraite demeure une priorité pour 27 % des Canadiens, qui affirment réduire leurs dépenses afin de maintenir leurs cotisations.

Avec l’effritement des régimes de retraite à prestations déterminées, le risque de survivre à ses épargnes est bien réel pour de nombreux Canadiens. La plupart des répondants au sondage indiquent d’ailleurs ne pas savoir combien de temps leur épargne leur permettrait de vivre avant d’être épuisé. Parmi ceux qui ont donné une estimation, 22 % pensent que leur épargne leur permettra de vivre entre 10 et 19 ans et seulement 13 % pensent que leur pécule leur permettra de vivre plus de 30 ans.

Pour échapper au coût élevé de la vie au Canada, un certain nombre de répondants envisagent d’aller s’installer à l’étranger à la retraite. Les Ontariens sont les Canadiens les plus susceptibles de s’expatrier (18 %), alors que les Québécois le sont le moins (11 %).

Parmi les Canadiens qui envisagent de déménager à l’étranger, 58 % s’attendent à ce que le coût de la vie soit moins élevé, et 32 % prévoient que les coûts seront nettement moins élevés. En revanche, 30 % des répondants estiment que prendre leur retraite à l’étranger dans la destination de leur choix sera plus coûteux, ce qui suggère que l’économie d’argent n’est pas la seule motivation pour quitter le pays à la retraite.