Les employeurs et les fournisseurs d’avantages sociaux sont appelés à l’action pour combler l’écart de santé entre les Canadiennes et les Canadiens.
Au Canada, les femmes vivent plus longtemps que les hommes, mais elles passent 24 % de plus de leur vie en mauvaise santé, pointe Women’s Health Collective Canada (WHCC), une alliance de fondations et d’hôpitaux qui oeuvre à faire progresser la santé des femmes.
Pour combler cet écart, un rapport de WHCC, intitulé Leading beyond the gap : Closing the women’s health gap in Canada, dresse un plan d’action, dans lequel les employeurs et les fournisseurs de soins de santé sont mis à contribution, rapporte Wealth Professional.
Les assureurs et les promoteurs sont appelés à travailler sur des données plus riches et spécifiques au sexe. En effet, cela a des implications directes sur la souscription, la tarification, la conception et la réservation des produits, contribuant à réduire les angles morts créés par des modèles hérités qui étaient souvent calibrés sur des ensembles de données masculins à dominante, soutient WHCC.
De plus, les employeurs et les fournisseurs d’avantages sociaux doivent s’assurer que les femmes disposent des outils et des conditions de travail dont elles ont besoin pour gérer leur santé à travers les différentes étapes de la vie. Des prestations inclusives et fondées sur le sexe, ainsi que des politiques en milieu de travail, peuvent être mises en oeuvre de manière à favoriser la rétention et la productivité, en particulier pour les femmes en milieu de carrière.
Aussi, les prestations de santé doivent intégrer des soins cliniques spécifiques au sexe, de même que l’élargissement d’un accès équitable à la prévention, au diagnostic et au traitement.
« Les femmes ne sont pas une population de niche, et la santé des femmes n’est pas une préoccupation de niche », explique Amy Flood, la directrice exécutive du WHCC. « Les gouvernements, les entreprises, les chercheurs, les éducateurs et tous les Canadiens ont un rôle à jouer. Il s’agit d’un effort collectif, et la contribution de chacun compte. »