De plus en plus d’entreprises permettent à leurs employés de troquer leurs cravates, tailleurs et talons hauts par des jeans et des polos. Même dans les grandes entreprises ayant la réputation d’être plutôt conventionnelles.

Selon un récent sondage de la firme de recrutement Robert Half Canada, 74 % des départements de finance et de comptabilité au Canada ont adopté un code vestimentaire « quelque peu » ou « très » décontracté. Environ 17 % des employeurs interrogés auraient d’ailleurs relâché leurs exigences vestimentaires au cours des cinq dernières années.

La Banque TD est l’une de ces entreprises à avoir suivi la tendance. L’automne dernier, elle est passée d’un code vestimentaire formel à une politique plus décontractée. Les hommes peuvent par exemple porter un polo et un pantalon khaki, tandis que les femmes ont tout le loisir de se présenter au travail vêtues d’un jean et d’un pull. Les seuls vêtements interdits sont ceux contenant des messages offensants ou des publicités très voyantes.

Selon Andrea Hough, vice-présidente, Acquisition des talents à la Banque TD, l’adoption d’un code vestimentaire plus décontracté facilite le recrutement des milléniaux et incite également le personnel à être plus détendu et productif.

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Une question de confort

Les jeunes employés ne sont toutefois pas les seuls à apprécier les politiques vestimentaires moins strictes, croit Lisa Kay, présidente et consultante principale à Peak Performance Human Resources. Elle note que la plupart des Canadiens préfèrent les codes vestimentaires flexibles et considèrent qu’ils sont plus confortables au travail s’ils n’ont pas à porter des vêtements plus formels.

Avant de faire le grand saut, les employeurs doivent cependant analyser les raisons qui les poussent à faire un tel changement de politique et identifier à l’avance les vêtements jugés inacceptables pour l’organisation.

Le passage d’un code vestimentaire strict à un code plus décontracté ne se fait pas non plus du jour au lendemain, comme l’a constaté Andrea Hough. « Au début, les employés de TD étaient réticents à porter des vêtements décontractés. Ce n’est qu’au moment où des gestionnaires se sont mis à mettre des jeans que la transition a commencé à s’effectuer. »

Ce texte a initialement été publiée par Benefits Canada.

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