Les outils de suivi des objectifs de retraite ont été créés il y a plusieurs années, et informatisés dès la mise en ligne des sites internet. À partir des années 1990, ces outils ont évolué rapidement, devenant de plus en plus réalistes et faciles à utiliser. Mais encore aujourd’hui, sont-ils exploités à leur plein potentiel ?
Selon une étude menée par Rogers Connecte en 2012, les participants souhaitent obtenir de l’information et des données spécifiques à leur situation, comme une évaluation des montants qu’ils recevront à la retraite (69 %), les soldes de leurs comptes et les taux de rendement de leurs fonds (62 %), les sommes qu’ils doivent épargner (46 %), et ainsi de suite. Les participants sont friands d’information personnalisée. Tout ce qui peut rendre leur retraite plus tangible les intéresse.
Développer des outils performants
Il ne suffit pas d’offrir un outil de planification de la retraite pour assurer son succès. Les participants sont à la fois exigeants et très sollicités chaque jour par d’innombrables messages. Pour retenir l’attention et atteindre ses objectifs, un outil doit réunir plusieurs conditions de succès, dont voici les principales :
Interactif : l’outil doit réagir et s’adapter aux informations saisies par le participant
Concret : doit permettre de se fixer un objectif de retraite, de mesurer l’écart qui sépare de l’objectif, de simuler des données réelles tenant compte des différentes sources de revenu à la retraite, incluant l’effet du taux d’intérêt selon des hypothèses de rendement, etc.
Dynamique : idée de rendre son outil agréable visuellement, de presque en faire un jeu !
Simple d’utilisation : ergonomique, intuitif
Intégré : doit être intégré à la stratégie de communication, intégré aux autres outils de communication comme le relevé du participant, etc.
Mais, l’utilisation d’un outil de suivi des objectifs de retraite peut-elle changer le comportement des participants ? Une étude auprès de 60 groupes comptant au moins 10 participants a permis de répondre à cette question. Dans chaque groupe, le taux d’utilisation du simulateur de retraite était d’au moins 10 %. Au total, 17 500 personnes ont participé à l’étude, y compris 3 200 utilisateurs de l’outil dont l’âge moyen était de 40 ans. En moyenne, les cotisations des participants qui utilisaient le simulateur de retraite ont été supérieures de 54 % à celles des autres participants. Chez les membres de la génération Y âgés de 30 à 39 ans, on observe une hausse moyenne des cotisations de 36 % de 2011 à 2012, comparativement à 13 % seulement parmi les non-utilisateurs.
Pousser plus loin la recherche
Une hypothèse serait que cet outil très simple d’utilisation permet de transformer un concept abstrait en une démonstration visuelle de la manière dont les cotisations peuvent s’accumuler au fil du temps. Le participant peut visualiser son avenir financier, adapter sa stratégie de retraite, et corriger le tir, si son objectif change. Cependant, est-ce le fait d’utiliser le simulateur de retraite qui incite le participant à épargner davantage, ou est-ce parce que le participant est davantage intéressé à économiser pour sa retraite qu’il utilise cet outil et verse plus d’argent que les non-utilisateurs dans son régime ? Si l’utilisation d’un simulateur a de réels effets, il est clair que nous détenons une clé pour sensibiliser les participants à l’importance d’épargner pour la retraite. Il faut maintenant pousser plus loin la recherche à ce sujet.
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Éric Filion | Vice-président, Développement, Commercialisation et Stratégies d’investissement Épargne-retraite collective, Desjardins Sécurité financière
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