Souvent désemparés à l’aube de la retraite et de la délicate phase de décaissement, les participants doivent pouvoir compter sur un soutien personnalisé mettant la personne au centre des préoccupations, plaide Marc-Antoine Morin, chef d’équipe principal, marketing et solution client à la Standard Life. « Pour le participant, la phase de décaissement comporte quatre piliers : la personne, la plateforme, le produit et le prix. Le pilier le plus important, c’est la personne », insiste-t-il.

Or, les promoteurs et les participants ne sont pas sur la même longueur d’ondes. Un sondage mené pour le compte de la Standard Life en 2012 a révélé que 80 % des participants à des régimes de capitalisation veulent des rencontres individuelles pour planifier leur retraite, alors que seulement 50 % des promoteurs pensent que leurs employés sont intéressés par de telles rencontres.

Rappelons que la période de la retraite et du décaissement est marquée par l’anxiété et l’inquiétude chez les participants. Près de 70 % d’entre eux sont inquiets de ne pas avoir assez de revenus pour couvrir leurs dépenses essentielles à la retraite. De plus, 85 % des répondants jugent important d’avoir un plan de retraite, mais seulement 35 % indiquent en avoir réellement un. « Il faut éviter de trop simplifier la retraite, c’est quelque chose de compliqué. Le seul remède efficace, ce sont les rencontres individuelles. Les participants en veulent, et j’irais encore plus loin en disant qu’ils en ont besoin », affirme M. Morin.

Même si les outils disponibles lors de la phase d’accumulation se sont beaucoup améliorés, il en est tout autrement lorsque les participants doivent faire la transition entre leur vie active et leur retraite. « Est-ce que les outils que l’ont fournis dans l’industrie peuvent vraiment soutenir les participants lors de la phase de décaissement et les aider à obtenir un revenu net durable ? La réponse, c’est non », tranche Marc‑Antoine Morin.

De là l’importance, selon lui, de personnaliser les services, particulièrement dans un contexte où 90 % des participants souhaitent que les fournisseurs et les promoteurs jouent un plus grand rôle dans la phase de transition vers la retraite. À l’heure où de plus en plus de personnes expriment le désir de planifier leur retraite avec leur conjoint, une simplification de l’offre est requise et se matérialise souvent sous forme d’un guichet unique rassemblant les différents régimes du participant (FERR, REER, CELI, etc.) en un seul endroit.

La partie est cependant loin d’être gagnée. En 2012, le marché du décaissement au Canada pesait 149 milliards de dollars, mais les solutions collectives représentaient seulement 1 % de cette somme. La presque totalité des épargnants se dirigent plutôt vers le marché individuel. « En tant qu’industrie, on n’est pas là », commente simplement M. Morin, qui ajoute que moins de 1 % des employeurs offrent actuellement une option de décaissement dans leur régime.

Et même si le coût reste le critère le plus important pour les participants, M. Morin croit qu’il ne s’agit pas du premier critère à considérer. « Le prix c’est important pour tout le monde, mais seulement à partir du moment où les besoins sont comblés. Le critère nécessaire pour que le décaissement fonctionne, c’est le bon encadrement des participants, pas par un site web, pas par une application, mais par des personnes. »

<<<<Présentation précédente Présentation suivante>>>>