Selon une récente étude, les compétences des gestionnaires québécois peuvent être remises en question de manière générale. Denis Lefebvre, président et chef de la direction de Proaction, a dévoilé de nouvelles données sur la productivité menée auprès de 500nouveaux gestionnaires provenant de plus de 180entreprises du Québec.

Analysées à partir de l’Indice d’habiletés de gestion (IHG), qui mesure les connaissances et les habiletés de base requises pour être un excellent cadre dans les domaines manufacturier, de service et de distribution, M. Lefebvre a émis les constats suivants :

  • niveau 5: 4% (excellent)
  • niveau 4: 9% (bon)
  • niveau 3: 21% (moyen)
  • niveau 2: 25% (faible)
  • niveau 1: 41% (très faible)

Les deux tiers des gestionnaires de premier et deuxième niveau n’ont pas les habiletés nécessaires pour diriger leur équipe ou leur service. Seulement 13% démontrent qu’ils ont les habiletés requises.

Un gestionnaire de Niveau 1 ne connaît pas les concepts de supervision active, ni son rôle et responsabilités. Il est continuellement en mode réactif, fait très peu de suivi sur les performances, attache peu d’importance à la planification et surtout, ne met pas l’emphase sur le contrôle des coûts. Il a de grandes difficultés à communiquer les attentes, fait très peu d’améliorations concrètes sur le terrain, manque de leadership et prend très peu d’initiatives.

Une analyse plus détaillée des résultats permet d’observer les données suivantes :

Chefs d’équipe :

  • niveau 5: 1% (excellent)
  • niveau 4: 4% (bon)
  • niveau 3: 16% (moyen)
  • niveau 2: 22% (faible)
  • niveau 1: 56% (très faible)

Superviseurs :

  • niveau 5: 3% (excellent)
  • niveau 4: 10% (bon)
  • niveau 3: 22% (moyen)
  • niveau 2: 26% (faible)
  • niveau 1: 39% (très faible)

Directeurs :

  • niveau 5: 15% (excellent)
  • niveau 4: 10% (bon)
  • niveau 3: 27% (moyen)
  • niveau 2: 17% (faible)
  • niveau 1: 32% (très faible)

La moitié des directeurs (49%) n’ont pas les habiletés nécessaires pour diriger leur équipe et leur département. «Ces données sont très inquiétantes. En situation de crise ou de décroissance, ils sont encore moins préparés pour aider la haute direction et assurer la survie de l’entreprise», a déclaré Denis Lefebvre.