Aux étapes antérieures, la vie impose son rythme. Métro, boulot, dodo. À la retraite, liberté retrouvée, l’agenda se vide. Pour certaines personnes retraitées, une routine 2.0 s’installe rapidement. Pour d’autres : « Je me lève sans projet précis, et je me couche sans avoir trouvé le temps de faire tout ce que je voulais faire. »

La retraite rend souhaitable un équilibre de vie. Comme illustré ci-dessous, cet équilibre s’articule autour du physique, du social, et du mental (cognitif et émotif).

Cet équilibre se doit d’être calibré selon la personnalité et les préférences personnelles (et conjugales !) Pour l’ermite, le social et le mental s’opposent. Pour d’autres, ils sont indissociables. Pour tous, le physique s’impose.

La théorie de la relativité de Einstein et sa formule phare E=mc2 adjoint une quatrième dimension aux trois dimensions caractérisant l’espace. Il s’agit du temps. Sous E=mr2, quoi de plus important que le temps ! Celui qu’on a en abondance, mais qui s’effrite immanquablement ! Le fait d’un temps fini qui défile devant nous, à une vitesse qui par moments s’approche de celle de la lumière…

Mais pour les retraités, quelles sont les trois dimensions de l’espace (la vie !) auxquelles s’accroche le temps qui passe ? De façon plus concrète, comment caractériser les différentes facettes du quotidien de la retraite pour favoriser un équilibre de vie ? Ci-dessous, une caractérisation originale à trois dimensions :

  1. La retraite dorée
  • La dorure éclatante, comme le soleil d’hiver… sous les tropiques
  • La dorure apaisante, empreinte de moments de douceur, de la lecture à la méditation, en passant par le bon café qu’on prend le temps de savourer
  1. La retraite des défis
  • Les défis volontaires comme enfourcher son vélo, sauter sur ses skis… ou écrire pour Avantages
  • Les défis de la vie comme des problèmes de santé qui diminuent progressivement nos capacités ou menacent de resurgir à tout moment
  1. La retraite du plus grand que soi
  • Au niveau personnel, comme le rôle de grands-parents
  • Au niveau professionnel, comme administrateur de société ou dans l’action bénévole, pour faire bénéficier de l’expérience acquise

Il faut être vieux pour ne vivre que pour la dorure. Il faut être jeune pour ne voir que des défis. Si la capacité et la motivation pour le plus grand que soi diminuent avec l’âge, il importe que l’intérêt demeure : « Il faut continuer de s’intéresser à ce qui se passe autour de soi, et ailleurs dans le monde. Ça nous aide à rester jeunes. »