La majorité des employés jugent que les augmentations salariales offertes par leurs employeurs ne suffisent pas à maintenir leur pouvoir d’achat, selon la dernière édition du Sondage sur l’avenir du travail de Benefits Canada.
En effet, seuls 37 % de ces employés ont estimé que leur salaire suivait le coût de la vie, un chiffre similaire à celui obtenu en 2024 (35 %) et en 2023 (34 %). Les employeurs sont bien conscients de la situation : 72 % d’entre eux déclarant qu’ils prévoient de tenir compte explicitement des pressions liées au coût de la vie dans les augmentations de 2026. Les membres du comité consultatif du sondage ont fait remarquer que, à moins que les ajustements salariaux ne reflètent les coûts réels des ménages, le mécontentement persistera et la pression pour obtenir des augmentations plus importantes s’intensifiera.
Par ailleurs, seule la moitié (50 %) des employés occupant le même poste et travaillant dans la même organisation que l’année dernière se sont déclarés satisfaits de leur augmentation, dont seulement 9 % très satisfaits.
Malgré une insatisfaction manifeste liée à la rémunération, 86 % des employés sondés n’envisagent pas activement de quitter leur organisation. Cette « loyauté silencieuse » pourrait donner un peu de répit aux employeurs, mais ceux-ci devront néanmoins se montrer proactifs concernant les pressions liées au coût de la vie, estime le comité consultatif du sondage.
Les données montrent également que les travailleurs associent de plus en plus la stagnation salariale à une carrière au point mort. Autant les possibilités d’avancement que les augmentations salariales sont donc essentielles pour fidéliser les employés.
À noter que 82 % des employeurs ont accordé des augmentations salariales en 2025 et 83 % ont déclaré avoir l’intention de le faire en 2026. L’augmentation moyenne était de 2,9 % en 2025, contre 3,2 % en 2024.
Quitter pour un meilleur salaire… et de la flexibilité
Parmi les employés qui envisagent de quitter leur emploi et ceux qui l’ont fait au cours de la dernière année, le salaire demeure la principale motivation (68 %). La flexibilité quant aux conditions de travail suit assez loin derrière à 40 %. Un nombre plus faible de répondants ont également cité les congés (31 %) et les avantages liés à la santé (28 %).
Dans l’ensemble, les employés sondés ont indiqué que la flexibilité et les avantages sociaux jouent un rôle décisif dans leur décision de rester dans leur organisation ou de la quitter. Les employeurs incapables de rivaliser du point de vue salarial pourraient donc compenser grâce à une plus grande flexibilité et un solide régime de soins de santé.
Près des deux tiers des employés (63 %) ont en effet classé les modalités de travail flexibles, notamment le travail hybride, comme leur priorité absolue en matière de conciliation travail-vie personnelle. Les congés payés et les vacances suivent au deuxième rang (54 %), tout juste devant la possibilité de bénéficier d’une semaine de quatre jours.