Les régimes de retraite canadiens à prestations déterminées ont largement profité des bons rendements boursiers de l’année 2025, malgré un léger repli au dernier trimestre.

Les régimes de retraite canadiens à prestations déterminées (PD) ont rarement affiché une si belle santé qu’au 31 décembre 2025.

Leur degré moyen de capitalisation s’établit à 132 %, tandis que leur degré de solvabilité s’élève à 118 % au dernier jour de l’année 2025, selon l’indice Normandin Beaudry sur la situation financière des régimes de retraite.

Certes, il s’agit d’un léger repli de 2 % au quatrième trimestre 2025, pour chacune des deux approches d’évaluation. Cette détérioration s’explique par un rendement des placements légèrement inférieur aux attentes, et par l’effet négatif de la variation des taux d’intérêt prescrits.

Mais la variation observée sur l’ensemble de l’année 2025 montre une progression de trois points du degré de capitalisation, et même de quatre points du degré de solvabilité. C’est que la performance des placements a surpassé les taux d’actualisation utilisés dans les évaluations actuarielles, tant selon l’approche de capitalisation que celle de solvabilité.

Après un creux survenu au printemps dans la foulée de l’annonce des tarifs douaniers américains, un rebond remarquable a été alimenté par l’essor de l’intelligence artificielle et la résilience des économies.

Simultanément, les banques centrales ont baissé leur taux directeurs, même si les taux d’intérêt à long terme ont légèrement augmenté. Cela a un effet généralement positif pour les régimes de retraite qui bénéficient d’une diminution de la valeur des passifs actuariels et du coût pour le service courant., explique le rapport de Normandin Beaudry.

Le degré de capitalisation pourrait toutefois subir l’incidence de la publication du nouvelle table mortalité au printemps 2026. Il y a deux ans, la publication d’une nouvelle échelle d’amélioration de la mortalité avait prévu une progression plus rapide de l’espérance de vie, ce qui a engendré une hausse des coûts pour les régimes de retraite. La plupart des actuaires intégreront cette échelle dans leurs évaluations en même temps que la publication de la nouvelle table de mortalité. C’est là que ce double effet pourra réellement se faire sentir, souligne la firme.