Le marché canadien des achats de rentes collectives est reparti à la baisse en 2025, après avoir touché un record.

Les achats de rentes collectives ont connu un gros ralentissement au Canada en 2025.

Le volume de transaction a atteint 6,9 milliards de dollars l’an dernier, soit un recul de 40 % comparativement à l’année 2024 (11 milliards $), selon une étude menée par la firme Normandin Beaudry.

C’est aussi une baisse dans environ 10 % par rapport à la moyenne des trois années précédentes (7,8 milliards $), précise le rapport. Il faut remonter à l’année 2020 pour trouver un montant global plus faible.

Normandin Beaudry attribue ce ralentissement à l’incertitude économique et la volatilité des marchés, qui ont complexifié la planification de certaines transactions et la gestion du risque de liquidité. La firme québécoise observe aussi que plusieurs organisations ont choisi d’accorder la priorité à leurs opérations internes, étant donné le contexte économique et géopolitique.

Ce coup de frein s’est opéré en deux temps. Au début de l’année, le nombre de transactions a été faible; les assureurs ont alors accordé davantage de temps à chaque dossier et présenté des offres compétitives aux promoteurs qui étaient prêts à agir rapidement. La compétitivité observée sur le marché a sans doute contribué à ce qu’un grand nombre d’organisations choisissent de passer à l’action plus tard dans l’année, ce qui a entraîné une hausse du nombre de transactions dans la deuxième partie de l’année.

En particulier, certains assureurs ont montré plus d’intérêt pour les transactions de rentes indexées à l’inflation, ce qui a certainement intensifié la concurrence et permis d’obtenir des conditions tarifaires avantageuses, analyse la firme.