Les gestionnaires et les dirigeants qui dissimulent leurs émotions tendent à tomber dans l’épuisement professionnel, selon une étude.

Le fait d’être contraints de dissimuler leurs émotions sur le lieu de travail conduit les gestionnaires et les dirigeants à l’épuisement, montre une étude menée par l’EM Lyon en collaboration avec des chercheurs de l’université d’État de Pennsylvanie et de l’université chinoise Sun Yat-Sen.

Or, la fausse positivité est un comportement courant dans les organisations, consistant à présenter des émotions qu’on ne ressent pas réellement afin de répondre aux attentes professionnelles, rapporte Workplace Insight.

Cette dissimulation émotionnelle épuise l’énergie des gestionnaires et des dirigeants, en augmentant leur fatigue, et en les conduisant dans un cercle vicieux dont ils ne peuvent sortir que de plus en plus difficilement.

Ce comportement de masquage ne vient pas pour privilégier l’efficacité, mais parce que les gestionnaires et les dirigeants sont émotionnellement épuisés, ce qui les empêche de s’engager dans des formes de régulation émotionnelle plus authentiques et adaptatives.

L’étude suggère que l’intégration de moments de récupération émotionnelle permet aux gestionnaires et aux dirigeants de s’engager de façon plus authentique émotionnellement. Cela leur permet de réduire la tension, de renforcer la confiance et d’empêcher l’épuisement de s’installer.

L’idée n’est pas d’éliminer les émotions, mais de les vivre plus honnêtement. De cette manière, les gestionnaires et les dirigeants peuvent préserver leur énergie, améliorer leur prise de décision et favoriser des relations de travail plus résilientes et plus authentiques.

Les organisations ont un rôle à jouer, d’abord en ne se contentant pas de discours sur la résilience… Elles doivent s’attaquer aux conditions qui créent la tension émotionnelle, puis accorder du temps à l’ensemble des employés pour qu’il puissent effectuer une véritable récupération. Les organisations devraient également fixer des limites plus claires autour des exigences émotionnelles. Enfin,  la réduction des mauvais traitements infligés aux clients peuvent aussi aider à empêcher les dirigeants et les employés de s’enfermer dans des cycles d’épuisement.