Les symptômes de la ménopause perturbent la performance au travail de la majorité des femmes, mais très peu d’entre elles sentent qu’elles peuvent en parler librement avec leurs collègues et leurs supérieurs.

Selon un sondage mené par l’outil de création de CV LiveCareer, 69 % des salariées américaines actuellement en période de ménopause ou l’ayant déjà traversée déclarent que leurs symptômes affectent significativement leur productivité. En revanche, 97 % affirment ressentir une pression pour cacher ou minimiser ce qu’elles traversent au travail. Près des deux tiers des répondantes jugent que la culture d’entreprise ne favorise pas de discussions ouvertes sur la ménopause. Une proportion similaire de travailleuses ont peur d’être jugées si elles abordent le sujet, alors que 33 % estiment que le sujet n’a pas sa place dans un cadre professionnel.

Par ailleurs, le tiers des quelque 900 Américaines sondées disent avoir déjà envisagé de changer de poste ou d’emploi, ou encore de réduire leur temps de travail en raison de la ménopause.

Les principaux effets de la ménopause rapportés par les femmes interrogées comprennent des sautes d’humeur ou d’anxiété (61 %), de difficultés de concentration ou une baisse de productivité (60 %) ainsi qu’un brouillard cérébral ou des pertes de mémoire (52 %). De nombreuses femmes mentionnent également des symptômes physiques tels que des troubles du sommeil ou de la fatigue (45 %) ainsi que des bouffées de chaleur ou de l’inconfort physique (17 %). À peine 3 % des répondantes disent ne pas ressentir de symptômes liés à la ménopause.

L’enquête révèle en outre que, pour la plupart des femmes, les premiers signes de la ménopause se manifestent avant l’âge de 50 ans. Pas moins de 38 % ressentent des symptômes avant 45 ans, comparativement à 53 % entre 45 et 49 ans.

« Le monde du travail doit opérer un changement profond afin que les femmes ne sentent plus obligées de cacher leurs troubles liés à la ménopause, soutient Jasmine Escalera, experte en carrière à LiveCareer. Le manque de dialogue peut être un lourd fardeau pour les femmes et entraîner d’autres conséquences préoccupantes comme le l’épuisement professionnel, le stress, la solitude ou le désengagement. »