Les employeurs qui investissent dans les soins de santé mentale constatent une baisse des demandes de remboursement et de l’absentéisme, selon un rapport.
Pour chaque dollar investi dans une couverture et des soins intégrés en santé mentale, 1,50 $ est récupéré grâce à la diminution des demandes de remboursement liées à la santé mentale dès la deuxième année, avant même de prendre en compte les répercussions de l’absentéisme ou de l’invalidité, selon un nouveau rapport de Greenshield Canada.
Le rapport — qui s’appuie sur plusieurs sources, notamment les rapports de la Commission de la santé mentale du Canada, les données propres à l’assureur et l’enquête Benefits Canada Healthcare Survey de 2025 — a révélé que les employeurs ont constaté que leurs employés accédaient plus rapidement à un soutien et bénéficiaient d’une plus grande continuité des soins, ce qui a contribué à des améliorations cliniques mesurables.
Il souligne qu’en 2025, plus de la moitié (52 %) des employés canadiens ont déclaré avoir connu des problèmes de santé mentale qui ont affecté leur travail, entraînant une augmentation des demandes de prestations, des pertes de productivité et un besoin de plus en plus urgent de solutions répondant aux besoins spécifiques de chacun. Bien que de nombreux employeurs aient élargi leurs prestations de santé mentale en réponse à cette situation, l’accès seul ne s’est pas toujours traduit par des soins rapides ou efficaces, indique le rapport.
Parmi les participants au régime qui ont été mis en relation avec un thérapeute en santé mentale, 75 % ont déclaré avoir choisi d’être reçus dans la semaine. Ceux qui ont effectué leur première séance dans les sept jours suivant la prise de rendez-vous ont montré une amélioration clinique supérieure de 25 %.
La quasi-totalité (96 %) des participants sont restés avec le thérapeute avec lequel ils avaient été initialement mis en relation. Ceux qui l’ont fait ont déclaré un taux de satisfaction de 93 % et, dès la troisième séance, ont montré une amélioration clinique supérieure de 70 % à celle des personnes ayant changé de thérapeute.
« Les aides à la santé mentale des employés et l’assurance ont longtemps été gérées de manière cloisonnée, ce qui peut entraîner des retards et des lacunes dans les soins », commente Joe Blomeley, vice-président exécutif et directeur de Greenshield Health, dans un communiqué de presse. « Alors que les besoins en matière de santé mentale ne cessent d’augmenter, les employeurs ont la possibilité, et la responsabilité, d’envisager une approche plus intégrée. Nos données suggèrent que l’intégration de la couverture et des soins peut aider les personnes à accéder plus rapidement à un soutien et contribuer à de meilleurs résultats de santé à long terme. »
Ce texte a été publié initialement par Benefits Canada.