La santé des régimes de retraite canadiens est si bonne que des employeurs s’accordent désormais des congés de cotisations, selon Mercer.

Avec des caisses de retraite en excellente santé, des employeurs canadiens s’autorisent à faire une pause dans leurs cotisations.

Le ratio de solvabilité médian s’élève à 123 % à la fin du premier trimestre 2026, selon des données de la firme Mercer, qui suit chaque trimestre les actifs et les passifs de 435 régimes de retraite à prestations déterminées.

Le ratio de solvabilité médian était légèrement supérieur à 80 % en 2020. Depuis, la flambée des marchés financiers a soutenu l’amélioration de la santé des régimes de retraite.

Les excédents ont tellement augmenté depuis deux ans qu’ils ont atteint un niveau suffisamment élevé pour que les promoteurs de régime s’accordent un congé de cotisation.

Un tel congé n’est pas forcément un choix, rapporte le Financial Post. En effet, la Loi de l’impôt sur le revenu du Canada peut exiger des suspensions de cotisations lorsque l’excédent d’un régime atteint un certain seuil de solvabilité. Les employeurs sont alors tenus de suspendre leurs cotisations. Ils ne peuvent pas les reprendre tant que l’excédent n’est pas redescendu en dessous de ce niveau.

À présent, près de 60 % des régimes affichent un ratio de solvabilité de 120 % ou plus. Seuls 13 % des régimes sont en déficit.

Pourtant, ils étaient 68 % à avoir atteint ratio de sa habilité supérieur à 120 % à la fin de 2025. Ce recul s’explique notamment par des congés de cotisation.

Ces congés pourraient se poursuivre en 2026. Cependant, Mercer met en garde contre un allongement de cette pause. « Une suspension des cotisations d’un an n’aura peut-être pas d’impact immédiat significatif, mais des suspensions plus longues, combinées à un ralentissement du marché, pourraient affecter la marge de sécurité dont disposent actuellement bon nombre de ces régimes », prévient la firme.