Les grands-parents sont de plus en plus nombreux à s’occuper régulièrement de leurs petits-enfants tout en étant encore sur le marché du travail. Les employeurs reconnaissent-ils cette réalité ?
Selon un sondage mené par l’organisme Concilivi, 36 % des grands-parents québécois s’impliquent auprès de leurs petits-enfants sur une base hebdomadaire. Or, parmi les motifs qui limitent la capacité des grands-parents à s’impliquer autant qu’ils le souhaiteraient, les contraintes liées au travail arrivent au premier rang chez ceux qui occupent un emploi, citées par 45 % de ces derniers.
Dans l’ensemble, 18 % des grands-parents en emploi interrogés dans le sondage indiquent que leur propre conciliation famille-travail est difficile. Autre problème identifié par le sondage : les grands-parents ne savent pas toujours si les mesures de conciliation travail-famille que leur employeur offre aux parents s’appliquent aussi à eux. Ainsi, 33 % des grands-parents indiquent que les mesures de conciliation de leur employeur leur sont accessibles, tandis que 21 % affirment le contraire et que 25 % disent ne pas le savoir.
« Les solutions permettant de soutenir la conciliation famille-travail des grands-parents ne sont pas forcément différentes de celles répondant aux besoins des parents, mais il est important que les employeurs reconnaissent pleinement leur réalité et leur donnent un accès réel aux mesures déjà en place », affirme Corinne Vachon Croteau, directrice générale du Réseau pour un Québec Famille.
Les mesures de soutien les plus fréquemment citées par les grands-parents incluent l’accès à des congés payés pour responsabilités familiales (22 %), des horaires flexibles (15 %), un aménagement ou une réduction du temps de travail (12 %), de la flexibilité dans le choix des vacances (12 %) ou la possibilité de fractionner les jours de congé (10 %).
Si la majorité des grands-parents indiquent s’impliquer principalement par choix, 36 % affirment le faire aussi par nécessité, notamment en raison d’enjeux de conciliation famille-travail vécus par les parents, d’un manque d’accès à certains services, d’une tâche trop lourde ou dans le cas de familles monoparentales.
Sur une base mensuelle, 48 % des grands-parents réalisent des activités éducatives avec leurs petits-enfants, 43 % les gardent, 28 % les accompagnent à des activités récréatives, 26 % vont les reconduire ou les chercher à la garderie ou à l’école, 24 % réalisent des activités sportives et 23 % des activités culturelles.