Les inquiétudes portant sur le crédit privé sont surfaites, considère La Caisse.
Les turbulences qui ont affecté récemment le marché du crédit privé n’impressionnent guère La Caisse, qui a obtenu un rendement de 9,6 % dans cette catégorie de placements en 2025, soit un de ses seuls objectifs pour l’année.
Pourtant, les sociétés de crédit privé sont fortement exposées aux entreprises technologiques qui sont menacées par l’essor des outils d’intelligence artificielle. Blue Owl Capital a dû vendre des actifs pour faire face a des demandes de retrait. Et JPMorgan Chase a mis en garde contre une atmosphère comparable à celle précédant une crise financière.
Ces préoccupations sont exagérées, même si la prudence doit être de mise, assure Vincent Delisle, chef des placements liquides à La Caisse, en entrevue avec Bloomberg.
L’an passé, La Caisse a vu l’exposition américaine de son portefeuille de crédit passer de 29 % à 41 %. En fin d’année, elle a pris des bénéfices sur ce marché et s’est orientée vers le crédit aux entreprises et les obligations américaines. « Nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire de nous éloigner complètement des États-Unis », souligne Vincent Delisle.
Et La Caisse entend encore moins s’éloigner du crédit privé. Alors qu’elle dispose d’une exposition de 68 milliards de dollars sur ce marché à la fin de l’année 2025, son objectif est de dépasser les 100 milliards de dollars d’ici 2030. Le plan prévoit d’investir entre 6 et 8 milliards de dollars net par an dans le crédit privé, affirme Vincent Delisle.
C’est que La Caisse considère que les tensions actuelles sur le marché du crédit privé ne remettent pas en question sa stratégie à long terme, qui repose sur une grande sélectivité et sur des prêts relativement liquides accordés sur des périodes de trois à quatre ans.