Les actifs privés sont voués à prendre une place croissante au sein des régimes de retraite à cotisations déterminées aux États-Unis, selon un rapport.
Les actifs des marchés privés suscitent un intérêt croissant auprès des promoteurs de régimes de retraite à cotisations déterminées (CD) américains, avance la firme Cerulli.
L’adoption sera progressive. D’ici 2031, environ 7 % des promoteurs de régimes CD devraient proposer des actifs privés, selon un rapport de la firme. Et la proportion devrait atteindre 15 à 20 % d’ici 2035.
Ce sont les promoteurs les plus grands qui montrent l’intérêt le plus marqué. Plus de la moitié (57 %) des promoteurs de régime qui gèrent entre 250 millions et 1 milliard de dollars US souhaitent explorer les avantages et les inconvénients des investissements privés.
Les promoteurs doivent toutefois surmonter plusieurs obstacles avant d’intégrer des actifs privés à leurs régimes CD. Plusieurs se montrent craintifs des litiges qui pourraient naître en raison des choix d’investissement. Certains sont inquiets des coûts associés aux marchés privés. Enfin, les promoteurs sont aux prises avec une certaine inertie, modérant les changements opérés chaque année quant à leurs fonds à date cible.
Les fonds à date cible constituent la porte d’entrée naturelle pour les actifs privés, puisque 78 % des régimes de retraite CD les utilisent déjà comme option par défaut.
Pour surmonter les obstacles, les promoteurs devraient viser l’amélioration des résultats pour les retraités, plutôt que de se focaliser sur le coût le plus bas. Par ailleurs, leur communication adressée aux participants devraient rappeler que ceux-ci n’investissent pas directement dans les placements privés, mais par l’intermédiaire de solutions gérées professionnellement et diversifiées, souligne Cerulli.