La grande majorité des gestionnaires préféreraient ne pas être gestionnaires du tout, en raison de l’épuisement émotionnel qu’ils vivent, selon un sondage.
Plus des deux tiers des gestionnaires préféreraient ne pas être gestionnaires du tout, selon un sondage YouGov mené en Irlande et au Royaume-Uni.
Près de sept gestionnaires de première ligne sur dix (69 %) indiquent ainsi qu’ils préféreraient ne pas gérer les gens s’il n’y avait pas d’impact sur leur salaire ou leurs avantages sociaux. Les plus jeunes sont les moins disposés à être gestionnaires, souligne Workplace Insight.
La principale réticence évoquée envers la gestion de personnes est qu’elle est émotionnellement épuisante (79 %), tandis qu’ils sont presque autant (74 %) à affirmer que leur personnel ne voit ni ne comprend la charge de travail cachée qu’ils gèrent.
Les gestionnaires citent aussi l’exécution de tâches ingrates et invisibles, comme la correction des erreurs des autres (51 %) et le breffage, le mentorat et l’examen du travail de leur équipe.
À cela s’ajoute les principale sources de frustration des gestionnaires dans leur rôle, que sont les attentes irréalistes de la part de la direction, ainsi que le fait de ne pas avoir les bons outils et ressources.
Quand les gestionnaires reçoivent le bon soutien en matière de leadership et que leurs équipes sont dotées des bons outils, l’engagement augmente dans tous les domaines. Avec une main d’œuvre plus confiante et plus capable, la productivité et la rentabilité peuvent être améliorées.
Mais les gestionnaires ne sont pas totalement négatifs sur leur rôle. Plus de la moitié d’entre eux (54 %) considèrent toujours que les avantages d’être un gestionnaire l’emportent sur les défis.