Les employés travaillant dans des bureaux à aire ouverte sont nettement plus exposés au harcèlement, selon une étude.

Le travail dans des bureaux à aire ouverte expose bien davantage les employés au harcèlement au travail que ceux évoluant dans des espaces privés ou des espaces partagés plus petits, selon une étude suédoise publiée dans la revue Occupational Health Science, relayée par Workplace Insight.

L’étude a été menée auprès d’un échantillon représentatif à l’échelle nationale de 3 307 travailleurs en Suède. L’objectif était d’examiner si l’aménagement des bureaux influençait la probabilité de comportements interpersonnels négatifs au travail. Pour y parvenir, l’étude a pris en compte des facteurs tels que la personnalité, les caractéristiques démographiques et les habitudes de travail.

Vus comme des outils pour favoriser la collaboration et utiliser l’espace de façon plus efficace, les bureaux à aire ouverte se sont généralisés au cours des dernières décennies.

Le lien avec le harcèlement au travail se limite aux configurations traditionnelles des bureaux à aire ouverte. Selon les chercheurs, des explications possibles résident dans les facteurs de stress environnementaux, les attentes contradictoires liées aux rôles et les possibilités limitées de se retirer de situations tendues.

Non seulement les bureaux à aire ouverte seraient plus propices au harcèlement au travail, mais ils favoriseraient aussi une satisfaction professionnelle plus faible. Les employés qui travaillent dans ces bureaux sont plus susceptibles d’exprimer leur intention de quitter leur emploi que ceux travaillant dans des bureaux privés ou des bureaux partagés plus petits.

Les chercheurs suggèrent que les organisations devraient davantage tenir compte des facteurs psychosociaux lors de la conception des lieux de travail. Elles devraient aussi être plus vigilante en matière de la résolution précoce des conflits, en particulier dans les environnements traditionnels à aire ouverte.