La pratique régulière de l’activité physique ne permettrait pas seulement de réduire le risque de développer certaines maladies, mais également de maintenir la capacité de travailler à un âge plus avancé.

Une étude menée à l’Université de Jyväskylä en Finlande révèle en effet que l’activité physique pratiquée dès l’enfance influence durablement l’aptitude au travail en fin de carrière. Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs ont suivi un groupe d’individus depuis leur enfance sur une période de 45 ans.

Leur niveau d’activité physique a été mesuré à trois moments distincts, rapporte Science & Vie. La première mesure a eu lieu entre 10 et 19 ans, la deuxième entre 35 et 44 ans et la troisième entre 55 et 64 ans.

Les résultats de l’étude, publiés dans le British Journal of Sports Medicine, indiquent que plus un individu a été actif tout au long de sa vie, plus sa capacité à mener son activité professionnelle à un âge avancé restait élevée. Même s’il n’est jamais trop tard pour se mettre au sport, les données de l’étude permettent de constater que les meilleurs résultats en matière de conservation des aptitudes de travail ont été obtenus par les individus qui ont commencé à bouger dès leur enfance et qui ont maintenu ce mode de vie au fil des décennies.

Être actif pendant l’enfance ne suffit pas non plus à compenser un mode de vie sédentaire à l’âge adulte. Cela dit, l’un des auteurs de l’étude, Perttu Laakso, souligne que les habitudes d’activité physique adoptées à un jeune âge ont tendance à perdurer à l’âge adulte.

À l’heure où de nombreux pays développés ont entrepris des réformes pour reporter l’âge de la retraite, il n’a jamais été aussi important de s’assurer de la capacité des citoyens à allonger leur vie professionnelle. L’étude souligne en ce sens que l’enjeu dépasse largement la santé individuelle et que d’investir dans l’activité physique dès le plus jeune âge est un investissement dans la productivité de l’économie à long terme.