Le nombre de personnes travaillant au-delà de l’âge de la retraite augmente simultanément à la hausse des plaintes pour discrimination fondée sur l’âge, au Royaume-Uni.
Depuis cinq ans, le nombre de Britanniques qui travaillent au-delà de l’âge de la retraite a augmenté de 12 %, montre un rapport du cabinet d’avocats britannique Littler, basé sur des données nationales.
Cette tendance s’accompagne d’une augmentation encore plus importante de cas de discrimination fondée sur l’âge, souligne Workplace Insight.
Les cas de discrimination fondée sur l’âge se rendent de plus en plus souvent devant les juges. Le nombre de cas déposés devant les tribunaux du travail britanniques a augmenté de 50 % en 2025.
Les employeurs indiquent qu’ils doivent se montrer plus proactifs pour éviter la discrimination fondée sur l’âge et prévenir les conflits entre des travailleurs de générations très différentes.
Ces conflits prennent souvent l’apparence de simples « plaisanteries » sur le lieu de travail. Mais ils peuvent dépasser les limites au point qu’un employé se sente victime d’une discrimination illégale. Cela se traduit par des « blagues » sur le lieu de travail qui utilisent des éléments âgistes répétés.
La discrimination fondée sur l’âge est l’une des rares formes de discrimination considérées comme socialement acceptables, selon le cabinet Littler. De nombreux cas de discrimination fondée sur l’âge peuvent découler de situations initialement inoffensives ou joviales, qui dégénèrent en raison de l’absence d’intervention de la direction lorsqu’il est devenu évident que certaines limites avaient été franchies.
Et pour beaucoup d’entreprises, les plaintes pour discrimination fondée sur l’âge constituent un risque caché qui n’apparaît que lorsqu’il est trop tard.
Et c’est sans compter sur les employeurs qui cherchent à écarter les travailleurs âgés dans le cadre de leur stratégie de planification de la relève.