Les conditions de travail flexibles et le salaire demeurent les outils les plus utilisés par les employeurs pour attirer et retenir leurs employés, selon la dernière édition du Sondage sur l’avenir du travail de Benefits Canada.
En 2025, ce sont ainsi 59 % des employeurs canadiens qui ont implanté des conditions de travail flexibles, en forte hausse par rapport aux 35 % de 2024. Ces données reflètent les attentes des candidats en matière d’autonomie et d’équilibre travail-vie personnelle, souligne le sondage.
La rémunération reste néanmoins centrale dans l’attraction et la fidélisation du personnel. Plus de la moitié des employeurs sondés (51 %) ont indiqué avoir augmenté les salaires, offert des bonus de signature aux personnes nouvellement embauchées et avoir donné des bonus de rétention à certains employés clés.
Près de la moitié des employeurs (48 %) soulignent également avoir bonifié leurs avantages sociaux liés à la santé. Il s’agit d’un bond important comparativement à 2024 (33 %). La bonification des régimes de retraite et d’épargne ou des programmes d’éducation financière a été une stratégie utilisée par 44 % des employeurs, encore une fois en forte hausse par rapport à 2024 (27 %).
Les autres mesures mises en place par les organisations pour attirer des candidats potentiels et fidéliser leurs employés actuels incluent notamment la formation continue et le développement des compétences (48 %), l’implantation de programmes d’équité, diversité et inclusion (41 %), la bonification des politiques de vacances (40 %) ainsi que l’amélioration des initiatives de reconnaissance des employés (38 %).
De façon générale, l’attraction et la rétention du personnel demeurent un défi pour 75 % des employeurs, même si cette proportion est en baisse depuis le sommet de 88 % atteint en 2022, au pic de la pénurie de main-d’œuvre au Canada.
Parmi les plus grands enjeux auxquels les organisations sont confrontées en matière de gestion des ressources humaines, le sondage met de l’avant l’amélioration des compétences des employés (69 %), la santé et le mieux-être des employés (57 %) ainsi que le développement et le maintien de la culture d’entreprise. Sur ce dernier point, les employeurs sondés ont souligné la difficulté de conserver des liens et des objectifs communs au sein d’équipes de plus en plus dispersées.
Alors que l’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus de travail était une préoccupation marginale en 2024, elle est devenue extrêmement répandue en 2025 (43 %). Cela met en lumière des enjeux de gouvernance, de formation et de transparence pour les organisations.