Malgré une demande à la hausse pour les traitements de fertilité, peu d’employeurs canadiens ont intégré une couverture pour ce type de soins à leurs régimes d’avantages sociaux, selon des données de Manuvie.
Les traitements pharmacologiques sont les plus répandus et les plus couverts par les régimes. Les demandes de règlement pour des médicaments contre l’infertilité ont ainsi augmenté de 21 % au cours des cinq dernières années. Parmi les promoteurs de régimes clients de Manuvie, 56 % prennent en charge ces médicaments.
En revanche, à peine 1 % des promoteurs couvrent les traitements dispensés dans les cliniques de fertilité. L’assureur souligne qu’un cycle de fécondation in vitre peut coûter entre 10 000 et 20 000 $ au Canada, et que plusieurs cycles sont souvent nécessaires.
Les données de Manuvie révèlent que le recours à des inducteurs d’ovulation a augmenté de 13,5 % chez les femmes âgées de 25 à 34 ans et de 24 % chez les femmes de 35 à 44 ans au cours des cinq dernières années.
Cette demande accrue pour les traitements de fertilité s’explique notamment par le fait que les femmes canadiennes ont des enfants plus tardivement qu’autrefois. L’âge moyen des mères à la naissance de leur premier enfant a atteint un record de 31,8 ans en 2024, contre 26,7 ans en 1976.
Parallèlement, le taux de natalité au Canada continue de baisser. L’indice synthétique de fécondité du pays est tombé à 1,26 naissance par femme en 2023, soit le niveau le plus bas jamais observé et bien en deçà du taux de renouvellement des générations, qui est de 2,1.
Aux employeurs qui souhaitent proposer des garanties liées à la fertilité, Manuvie recommande d’offrir une couverture d’au moins 15 000 $ à vie et par famille, bien que certains employeurs offrent une couverture allant jusqu’à 50 000 $ à vie et par famille.
« Pour une famille canadienne sur six aux prises avec un problème d’infertilité, ce parcours est souvent marqué par la peur, l’anxiété et des difficultés financières qui peuvent rapidement devenir accablantes, a affirmé Jennifer Foubert, cheffe, Assurance collective à Manuvie, par voie de communiqué. Lorsque la couverture des traitements de fertilité est disponible, nous avons pu constater par nous-mêmes à quel point elle peut alléger une partie de la pression et changer fondamentalement la façon dont les gens vivent cette étape de leur vie — non seulement à la clinique, mais aussi dans les décisions quotidiennes qui l’entourent. »