Les coûts de santé constituent la principale menace sur le niveau de vie à la retraite, selon une étude.

Et si le principal défi financier à la retraite n’était pas le montant de la pension, mais le poids des dépenses des soins de santé ?

C’est la question que soulève une étude menée aux États-Unis par LIMRA, intitulée L’influence croissante des risques pour la santé sur la sécurité de la retraite.

L’étude révèle que les Américains sont bien plus préoccupés par l’impact financier des risques de santé que par la volatilité des marchés, l’inflation ou les récessions économiques. Les dépenses de santé, les besoins en soins de longue durée et les responsabilités d’aidant sont perçus comme les principales menaces pour la sécurité financière à long terme.

Ces perceptions s’appuient sur des faits bien établis. En effet, trois adultes américains sur quatre souffrent d’au moins une maladie chronique. Plus de la moitié en ont plusieurs.

Par exemple, environ 40 % des adultes américains développeront un cancer au cours de leur vie, souvent autour de l’âge de la retraite. Les maladies cardiovasculaires touchent plus de la moitié des adultes de plus de 40 ans.

Au total, la plupart des Américains passent de 10 à 12 années de leur vie à gérer une maladie chronique ou un handicap, au cours de leur fin de vie. Ces éléments conduisent à creuser l’écart entre la durée de vie et la durée de vie en bonne santé.

Or, le total des soins de santé peut représenter des centaines de milliers de dollars sur l’ensemble de la retraite, en raison des primes, des franchises et des frais de médicaments qui ne cessent d’augmenter. Les coûts des soins de longue durée, souvent supérieurs à 100 000 $US par an, ne sont généralement pas couverts par les programmes publics.

L’étude met de l’avant l’importance de la prévisibilité des revenus de retraite pour aider les retraités à faire face aux coûts de santé.