Les femmes qui télétravaillent ou réduisent leur temps de travail ont davantage de risques de freiner leur carrière plus tard, alors que cet effet est absent chez les hommes.
Le recours au travail flexible pénalisent les femmes – mais pas les hommes – dans leur carrière.
Les femmes qui télétravaillent ou réduisent leur temps de travail ont 19 % plus de risques de freiner leur carrière deux ans plus tard, indique une étude britannique menée par l’Université d’Oxford auprès de près de 22 000 travailleurs, rapporte Workplace Insight.
Or, cet effet est absent parmi les hommes qui ont recours à de telles mesures de travail flexible.
Selon l’étude, les femmes en télétravail ou en réduction de leur temps de travail sont vues comme étant moins engagées ou moins disponibles. Les femmes sans enfant sont les plus pénalisées: les employeurs interprètent le recours au travail flexible comme un manque de motivation s’il n’est pas destiné à garder des enfants en bas âge.
À l’inverse, les chercheurs n’observent aucune conséquence pour les hommes qui télétravaillent ou réduisent leur temps de travail. Le regard porté sur eux par les employeurs est totalement à l’opposé: leur recours au travail flexible est même parfois perçu comme positivement pour la suite de leur carrière. Les organisations considéreraient cet usage comme exceptionnel et louable.
Afin de centrer l’analyse sur le lien entre le sexe et le travail flexible, l’étude a exclu les données sur l’âge, l’origine ethnique, la situation matrimoniale, la maladie, le revenu et le niveau d’éducation.