La transparence des employeurs aide les jeunes employés à entrer sur le marché du travail, selon une experte.
Les employeurs peuvent aider les jeunes employés à passer de la salle de classe au lieu de travail en indiquant clairement les compétences qu’ils recherchent.
« Les étudiants nous disent qu’il existe beaucoup de termes différents pour désigner les compétences et les attentes. Je pense donc qu’en étant très clair sur ce que vous recherchez, vous permettrez aux étudiants d’être intentionnels et stratégiques lorsqu’ils réfléchissent au développement de leurs compétences à l’université. Et bien sûr, il est essentiel de leur offrir des opportunités d’expérience professionnelle », soutient Gemma Kenyon, directrice des carrières et de l’employabilité à City St. George’s University of London.
La génération Z et la génération alpha accordent la priorité à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, ainsi qu’à un employeur plus axé sur les valeurs. « Ils reconnaissent qu’il n’existe plus aujourd’hui de « travail à vie ». Ils adhèrent à cette notion de carrières diversifiées et d’activités parallèles et ont une approche très entrepreneuriale. Je pense que nous intensifions nos efforts dans les universités pour répondre à cette demande et [expliquer comment] créer une entreprise ou une activité parallèle. Nous travaillons également avec des employeurs qui adhèrent vraiment aux valeurs des étudiants et les incitent à exprimer ces valeurs [aux futurs employés]. »
Il est à noter qu’une enquête menée par Mme Kenyon en collaboration avec Arlington Research a révélé que de nombreux étudiants canadiens se tournent vers l’étranger pour améliorer leurs perspectives de carrière, 68 % d’entre eux étudiant actuellement à l’étranger et 32 % envisageant de le faire.
Dans les universités britanniques, de nombreux éléments favorisant le développement de carrière, tels que l’engagement des employeurs et la formation professionnelle, sont intégrés au programme d’études dès le premier jour, ce que les étudiants canadiens recherchent activement dans l’enseignement supérieur, ajoute-t-elle.
L’enquête, qui a interrogé 1 000 étudiants canadiens, a révélé que 87 % d’entre eux ont déclaré que la formation aux compétences liées à l’employabilité figurait parmi leurs cinq principaux critères de choix d’une université, tandis que 83 % ont cité les possibilités d’expérience professionnelle comme facteur décisif et 78 % ont donné la priorité aux options de travail après les études.
« Ce que cela m’indique, c’est que les étudiants sont très conscients du fait qu’il s’agit d’un marché des compétences et qu’ils devront être capables de s’adapter à de nombreuses tâches différentes lorsqu’ils entreront sur le marché du travail. Les connaissances qu’ils acquièrent à l’université ne sont qu’une partie de ce qu’ils ont à offrir à un employeur. Ce sont vraiment ces compétences professionnelles qui leur permettront de s’adapter rapidement au monde du travail, tant en tant que jeunes talents qu’à mesure qu’ils progresseront vers des postes plus élevés. »
Ce texte a été publié initialement sur Benefits Canada.