Le marché canadien des fonds à date cible a plus que doublé au cours des cinq dernières années.
Le montant des actifs canadiens à date cible est passé de 71 milliards de dollars en 2020 à 159,4 milliards de dollars en 2025, indique une enquête menée par Morningstar.
Les régimes de retraite d’employeurs détiennent 97 % des actifs des fonds à date cible. « Leur utilisation généralisée s’explique par la conception même de ces régimes, en particulier par l’option d’investissement par défaut, vers laquelle les cotisations sont orientées lorsque les participants n’effectuent pas de choix à gestion active », souligne Morningstar.
Le développement des actifs canadiens à date cible est d’autant plus remarquable que ce marché ne remonte qu’à l’année 2005. Alors qu’il a dû attendre 2015, soit dix années pour atteindre 24 milliards de dollars, ce montant a été multiplié par cinq au cours des dix années suivantes.
Cette flambée témoigne à quel point « les fonds à date cible simplifient l’épargne-retraite en proposant un portefeuille unique, géré par des gestionnaires, qui s’ajuste automatiquement à mesure que les investisseurs approchent de la retraite », pointe Morningstar. « Les investisseurs choisissent le fonds dont l’année correspond le plus à celle où ils auront 65 ans, et le portefeuille passe progressivement des actions à des actifs plus prudents au fil du temps. »
BlackRock gère à elle seule près de la moitié du marché, à 78,4 milliards de dollars. Les autres gestionnaires d’envergure sont Fidelity (29,2 milliards $), Sun Life (15,5 milliards $), Manuvie (10,2 milliards $) et Canada Vie (9 milliards $). Ces cinq gestionnaires détiennent 90 % du marché.