Les régimes de retraite à prestations déterminées (PD) canadiens ont obtenu un rendement à peine positif au premier trimestre de 2026, dans un contexte de fortes tensions géopolitiques.
Selon les données de RBC Services aux investisseurs, les régimes PD ont généré un rendement médian de 0,4 % pour les trois premiers mois de l’année. Les disparités sectorielles ont marqué le début de 2026 : le secteur de l’énergie a connu une forte hausse tandis que le secteur des technologies de l’information a reculé.
Les portefeuilles d’actions canadiennes des régimes ont enregistré un rendement de 3,9 %, porté essentiellement par le secteur de l’énergie, qui a avancé de 30,1 % à la suite de la fermeture du détroit d’Ormuz. À l’inverse, le secteur des technologies a connu un trimestre extrêmement difficile, avec une chute de 22,5 %.
Les actions mondiales détenues par les régimes ont pour leur part terminé le trimestre en territoire négatif (-0,9 %). Il s’agit néanmoins d’une meilleure performance que celle enregistrée par l’indice MSCI World (-1,8 %), la gestion active et le positionnement tactique des régimes de retraite ayant permis d’amortir les pertes. Les actions américaines ont glissé de 2,6 % (indice S&P 500), freinées par le recul du secteur des technologies. À noter que les actions de valeur ont nettement surpassé les actions de croissance dans tous les indices, l’indice MSCI World Value ayant progressé de 3,0 % comparativement à un recul de 6,8 % de l’indice MSCI World Growth.
Les marchés émergents ont généré un rendement de 1,6 % (indice MSCI Emerging Markets), bien que ce modeste gain masque une volatilité importante tout au long de la période.
Les résultats ne sont guère meilleurs du côté des titres à revenu fixe, alors que les portefeuilles obligataires des régimes ont généré un modeste rendement de 0,2 %, également l’indice obligataire universel FTSE Canada. Les obligations de toutes les échéances ont progressé en janvier et février avant de reculer en mars dans un contexte de préoccupations renouvelées concernant l’inflation. Les obligations à long terme ont connu le repli le plus marqué, chutant de 3,6 % au cours du dernier mois pour terminer la période à plat.
« Les régimes de retraite canadiens ont connu trois mois difficiles, marqués par une forte divergence des rendements sectoriels », a déclaré Isabelle Tremblay, directrice, Solutions clients et responsable des propriétaires d’actifs à RBC Services aux investisseurs, par voie de communiqué. « Bien que les titres du secteur technologique aient pesé sur les résultats, l’exposition aux secteurs canadiens de l’énergie et des matériaux a offert une protection cruciale contre les baisses. Le solide rendement des secteurs des ressources nationales a permis de modérer des pertes qui auraient été nettement plus importantes avec des portefeuilles purement internationaux. »