Les pertes de capacité cognitive affectent une partie des personnes âgées de plus de 65 ans, mettant en péril leur sécurité financière à long terme.
Les futurs retraités ont beau avoir planifié minutieusement leur retraite, ce travail pourrait bien être brisé par le déclin cognitif qu’ils pourraient subir à l’avenir.
En effet, près de 30 % des adultes de plus de 65 ans souffrent d’une capacité cognitive réduite, menaçant leur sécurité financière à long terme, indique une étude menée par LIMRA.
Ce déclin cognitif pourrait constituer une menace aussi sérieuse que la volatilité des marchés et l’inflation. C’est que la gestion financière figurent souvent parmi les premières compétences cognitives qui déclinent.
LIMRA souligne que la planification de la retraite s’est traditionnellement concentrée sur les risques liés aux marchés financiers et aux produits, alors que la qualité des décisions revêt une importance primordiale.
Certaines difficultés financières peuvent survenir plusieurs années avant un diagnostic de démence. Une longue période de déficience non détectée peut laisser des ménages vulnérables s’enfoncer dans des situations financières problématiques.
L’étude évalue les pertes de patrimoine liées au déclin cognitif à environ 124 000 $US en moyenne. Souvent irréversibles, ces pertes sont dues aux paiements manqués, aux fraudes et aux mauvaises décisions financières. Pour une personne retraitée, les pertes peuvent être comparables à celles qui surviennent lors de grandes crises boursières.
LIMRA appelle à étudier la mise en place de stratégie de revenus protégés, comme les rentes viagères, afin de réduire le risque décisionnel en simplifiant les finances et en mettant les revenus en pilotage automatique sécurisé durant la fin de vie.