Le stress financier des Canadiens se mesure même sur l’alimentation et le logement, selon un sondage. 

L’inquiétude financière envahit les dépenses quotidiennes des travailleurs canadiens.

Quatre Canadiens sur dix (43 %) pointent l’argent comme leur préoccupation dominante, distançant nettement la santé (21 %), les relations (17 %) et le travail (15 %). Ces chiffres sont issus d’un sondage Léger réalisé pour FP Canada auprès de 2 002 personnes.

Ce phénomène n’a rien de nouveau : le stress financier trône en tête des sondages depuis plusieurs années. Après une montée en 2022 et 2023, le taux s’est stabilisé autour de 40 % depuis deux ans.

Ce qui frappe davantage, c’est la pression persistante des dépenses du quotidien. Les dépenses alimentaires continuent d’arriver en tête des inquiétudes (64 %), même si ce chiffre recule légèrement par rapport au sommet de 69 % atteint en 2024. Le logement, lui, suit la tendance inverse : la part des Canadiens préoccupés par ce poste est passée de 20 % en 2023 à 25 % en 2026.

Face à ces pressions, les Canadiens ne restent pas sans réagir, mais leur mobilisation marque le pas. Ils sont 85 % à prendre des mesures concrètes, contre 82 % l’an dernier, mais loin des 91 % enregistrés en 2024.

La gestion du budget constitue la réponse privilégiée : 42 % des répondants suivent activement leurs dépenses, tandis que le tiers (33 %) s’attellent au remboursement de leurs dettes et 29 % ont mis un budget en place. L’épargne figure également parmi les stratégies adoptées, puisqu’un tiers des sondés (33 %) déclarent mettre davantage d’argent de côté cette année.

Chez les 18-34 ans, l’épargne s’impose comme le défi central : près d’un jeune sur deux (47 %) considère que se constituer une réserve pour de grands achats est une source majeure de stress. Cette préoccupation devance l’emploi et les revenus (38 %), ainsi que l’investissement (27 %). Pour y faire face, les jeunes misent eux aussi sur l’épargne (42 %) et la budgétisation (38 %).