Malgré des niveaux records, la capitalisation des caisses de retraite à prestations déterminées montre des signes d’essoufflement.

Cela fait presque 25 ans que l’indice McMillan des 100 plus grandes caisses de retraite américaines à prestations déterminées (PD) n’avait pas atteint un tel niveau.

Fin février, cet indice s’établissait à 109,4 %, soit une nouvelle hausse comparativement au précédent record affiché un mois plus tôt, en janvier 2026.

Tout semble donc aller pour le mieux en matière de capitalisation… Mais ce n’est pas le cas, prévient la publication Chief Investment Officer.

C’est que ce niveau record de capitalisation est une moyenne qui masque une variation importante d’une caisse de retraite à l’autre. Ces divergences s’expliquent principalement par la baisse des taux d’actualisation en février, qui a fait augmenter les passifs plus vite que les actifs.

De plus, la composition des portefeuilles est aussi à surveiller, puisque les régimes plus exposés aux actions ont été davantage touchés par la volatilité des marchés boursiers américains, alors que les indices internationaux ont affiché de meilleures performances.

Surtout, les perspectives s’annoncent sombres pour le mois de mars. En effet, les ratios de février ne tiennent pas compte de la volatilité engendrée par la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Déjà, les ratios de financement des retraites ont commencé à reculer  depuis le début du conflit armé le 28 février.