Le tiers des employés se sont déjà absentés du travail ou pris des congés pour se remettre d’une rupture amoureuse. L’idée d’offrir des congés pour chagrin d’amour est-elle si farfelue ?

Selon un sondage mené pour le compte de Zety, un outil de création de CV en ligne, les employés qui vivent une rupture amoureuse affirment que leur rendement au travail diminue (43 %) et qu’ils se sentent moins motivés et engagés (38 %).

Selon l’enquête, menée aux États-Unis, ce sont les hommes et les jeunes travailleurs qui sont les plus affectés. En effet, les hommes sont plus nombreux que les femmes à prendre congé après une rupture (36 % comparativement à 28 %). Ce sont toutefois les employés de la génération Z qui vivent le plus difficilement la fin d’une relation : 47 % disent prendre congé lorsque cela se produit.

La question se pose donc : puisqu’une part importante de travailleurs s’absentent de toute façon, les employeurs auraient-ils intérêt à formaliser une politique de congé pour chagrin d’amour, soit des jours dédiés pour se remettre d’une rupture ? Le tiers des salariés se montrent en tout cas favorables à l’idée, alors que 43 % des répondants indiquent qu’ils auraient recours à de tels congés s’ils existaient.

Si le tiers des répondants (33 %) jugent qu’une journée serait suffisante, 27 % disent qu’ils auraient besoin de deux jours, 22 % de trois jours et 18 % de quatre jours ou plus.

Le principal obstacle au succès d’une telle mesure pourrait toutefois venir des travailleurs eux-mêmes. Face au poids du regard de leurs collègues, 65 % admettent qu’ils seraient mal à l’aise à l’idée de se prévaloir d’un tel congé par crainte de jugement ou de conséquences négatives.

Sans aller jusqu’à offrir un congé dédié, les employeurs pourraient à tout le moins proposer à leurs salariés quelques mesures d’accommodement. Parmi les mesures dont les employés aimeraient pouvoir bénéficier lorsqu’ils vivent un chagrin d’amour figurent, des jours de télétravail (31 %), des horaires flexibles (31 %), des journées avec moins de réunions ou de suivis avec le gestionnaire (26 %) ainsi que des ajustements à la charge de travail (23 %).