Les travailleurs canadiens paient le prix d’avantages sociaux obsolètes, affirme un expert. 

Le constat est sévère : les employeurs canadiens dépensent plus que jamais dans les avantages sociaux en matière de santé, mais les travailleurs peinent à accéder aux soins, à être rapidement remboursés, et ils sont confrontés à des outils peut intuitifs.

Ce constat est celui de Mark Goad, directeur général pour le Canada chez Alan, fournisseur de services de santé numérique et d’assurance, cité par le Canadian HR Reporter.

Pour M.Goad, les offres proposées ne répondent pas aux défis actuels. Cette insuffisance se reflète sur la productivité, l’absentéisme et la santé à long terme de la main-d’œuvre.

Un des manques les plus criants des régimes d’avantages sociaux est la prévention, affirme l’expert. Les employeurs ont réduit leur dépenses en bien-être entre 2022 et 2025, alors que les travailleurs utilisent faiblement ces services. Or, les modes de vie sédentaires nourrissent les maladies chroniques telles que le diabète et les maladies cardio-vasculaires.

Mark Goad regrette que les régimes d’avantages sociaux soient conçus pour payer des factures plutôt que pour modifier les risques.

Résultats : avec des frais annuels de 30 %, les petites entreprises canadiennes paient des assurances maladies collectives parmi les plus chères au monde.

M.Goad appelle donc les organisations à revoir le rôle des régimes d’avantages sociaux de santé, plutôt que de se limiter à comparer un tarif en dollars et un taux de remboursement en pourcentage.