Les travailleurs américains réduisent leur épargne à long terme, alors qu’elle est leur priorité numéro un, montre un rapport.

La hausse du coût de la vie pousse les travailleurs américains à renoncer à leur premier objectif financier personnel.

En effet, si plus de la moitié (56 %) des employés américains ont pour priorité de se constituer une épargne, ils sont encore plus nombreux (61 %) à réduire leurs efforts vers cet objectif en raison du contexte économique propice à l’inflation et à une potentielle récession, indique un rapport de Morgan Stanley sur les avantages sur le lieu de travail.

Dans le détail, les travailleurs américains ont d’abord diminué leurs contributions à leurs plans 401(k) (35 %), leur épargne à long terme (27 %), leur épargne de précaution (26 %), et leur compte d’épargne santé (24 %).

Ces réductions vont non seulement à l’encontre de leur première priorité, l’épargne, mais aussi de la deuxième qui est d’investir sur le long terme (51 %), et de la troisième qui est d’épargner suffisamment pour bénéficier de l’abondement 401(k) de leur employeur (45 %).

Le rapport de Morgan Stanley met en exergue la demande des employés américains pour recevoir des services de soutien à leur planification financière personnelle. Les trois-quarts d’entre eux (75 %) déclarent que les avantages sociaux axés sur la planification financière et l’investissement sont essentiels pour atteindre leurs objectifs financiers. Cet avis est même partagé par 90 % des responsables des ressources humaines.

Ce support est réclamé avant tout pour aider les travailleurs à faire un budget personnel (39 %), à se fixer des objectifs financiers (35 %), et à planifier leur retraite (34 %).

Toutes les générations de travailleurs considèrent que leurs employeurs devraient être plus impliqués pour les aider à résoudre leurs défis financiers. C’est le cas des trois-quarts des membres de la génération X et de la génération Z, de 82 % des milléniaux, mais seulement de 54 % des baby-boomers.

Ce support pourrait avoir un impact important pour les employeurs, puisque les deux tiers d’entre eux (65 %) désignent l’attraction et la fidélisation comme leur première priorité stratégique en 2026.

En effet, 85 % des travailleurs américains affirment qu’ils se sentiraient plus engagés à rester dans leur emploi actuel si de tels avantages sociaux financiers répondaient à leurs besoins spécifiques.