La banque britannique Barclays a annoncé son intention de s’emparer de sa concurrente néerlandaise ABN Amro pour quelque 67 milliards d’euros(102,4 G$), créant ainsi le deuxième établissement bancaire européen.
«C’est la plus grosse transaction transfrontalière dans les services financiers et bancaires», a déclaré le PDG de Barclays, John Varley en conférence de presse à Amsterdam.
Le groupe commun ainsi constitué pèsera près de 140 milliards d’euros en Bourse, ce qui le classera au deuxième rang européen derrière la britannique HSBC(et devant le suisse UBS)et au cinquième rang mondial avec 47 millions de clients et 220 millions d’employés.
Les deux banques ont annoncé leur fusion dans un communiqué commun, mais il s’agit bel et bien d’un achat puisque Barclays possédera 52% du nouveau groupe, ABN Amro 48%.
Arthur Martinez, originaire d’ABN Amro, présidera le groupe dont le siège sera à Amsterdam. John Varley, qui dirige actuellement Barclays, en sera le directeur exécutif.
«La fusion proposée renforcera de façon significative les capacités de développement et la distribution de produits. Notre extension géographique combinée assurera l’exposition à la fois à des économies développées et à des économies en forte croissance», a estimé John Varley dans le communiqué. La transaction devrait être close au quatrième trimestre 2007.
Le communiqué précise également que ABN Amro se sépare de ses activités américaines au sein de LaSalle Bank, vendues à la Bank of America pour 21 G$ US. La transaction devrait être finalisée avant la fin de l’offre d’achat de Barclays.
L’offre de Barclays et l’accord annoncé avec ABN Amro n’empêchent pas d’autres banques intéressées de surenchérir.