Les génériques d’Ozempic pourraient réduire les coûts des médicaments pour les employeurs, mais les économies dépendent de la conception des régimes, selon un expert.
Santé Canada a approuvé deux versions génériques d’Ozempic, un médicament agoniste des récepteurs du peptide-1 similaire au glucagon, une mesure qui pourrait alléger la pression sur les coûts des régimes d’assurance maladie financés par les employeurs.
L’introduction des génériques est un levier clé pour contrôler les coûts des médicaments dans les régimes privés et publics, explique Philippe Laplante, directeur chez Eckler. « En règle générale, dès qu’un ou deux génériques arrivent sur le marché, leurs prix sont inférieurs de 20 à 30 % à ceux du médicament de marque. Une fois que deux ou trois génériques sont disponibles, les prix baissent de 50 % et, à long terme, les réductions peuvent atteindre 75 % ou plus. »
Pour un médicament aussi largement utilisé qu’Ozempic, cela pourrait se traduire par des économies de 1 à 2 % sur le coût total des médicaments pour un promoteur de régime, ajoute-t-il.
Toutefois, ces économies pourraient être compromises si les participants au régime tentent de conserver leur médicament de marque actuel ou de passer à une autre option de marque. « Les promoteurs de régimes pourraient demander à leurs assureurs s’ils ont une stratégie pour limiter ces impacts, par exemple en négociant les prix des médicaments de marque ou en exigeant une autorisation préalable pour continuer à les utiliser, afin de s’assurer que ces participants le font pour des raisons médicales légitimes », explique M. Laplante.
Il souligne que le cycle général de fixation des prix est inhérent au fonctionnement du marché pharmaceutique. « Au-delà des considérations pharmacoéconomiques, l’objectif de l’industrie pharmaceutique est de trouver des traitements efficaces. Pour cela, elle engage d’importants coûts de recherche et développement. Ceux-ci doivent être amortis, ce qui conduit souvent à la mise sur le marché de médicaments à prix élevé. »
Ce texte a été publié initialement sur Benefits Canada.