Pour les investisseurs avec une forte réserve, le malaise du marché actuel pourrait très bien fournir quelques « bonnes opportunités d’achat ». Pour les Canadiens qui planifient prendre leur retraite au cours des prochaines années, la situation est beaucoup moins prometteuse. Toutefois, une nouvelle recherche suggère que quelques changements à la répartition d’un portefeuille peuvent protéger contre le risque séquentiel et empêcher que les retraités survivent à leur argent.
Cette étude de Russell Placements Canada a trouvé qu’une répartition incluant 35 % de titres et 65 % de revenu fixe est l’une des stratégies les plus efficaces pour protéger contre le risque séquentiel.
« Une des plus grandes inquiétudes auxquelles les investisseurs font face en ce moment est la capacité de leurs portefeuilles à résister aux rendements de portefeuille négatifs lors des cinq années avant la retraite ou des premières années de retraite quand sont effectués les retraits », affirme Irshaad Ahmad, président de Russell Placements Canada.
« Cette crainte est connue sous le nom de risque séquentiel : le risque de recevoir des rendements plus bas ou négatifs tôt durant la période lorsqu’on retire de l’argent des placements sous-jacents. »
M. Ahmad donne l’exemple de trois portefeuilles, chacun avec un solde de départ d’un million de dollars et une répartition d’actifs de 60 % en titres et de 40 % en revenu fixe, les attentes quant au rendement se basant sur les prévisions à long terme de Russell concernant la performance des marchés des capitaux. Les portefeuilles ont un montant de retrait de 50 000 $, indexé à 3 % annuellement.
L’étude applique un taux de rendement à chaque portefeuille, même si les rendements viennent en séquences différentes. Après un rendement lamentable de -15 % dans la première année, le Portefeuille A a été anéanti en 27 ans, tandis que les deux autres, ayant de meilleurs rendements très tôt, ont continué bien au-delà de la marque des 30 années, malgré de pauvres rendements aux stades plus avancés pour le Portefeuille C.
Ce scénario est typique de ce à quoi quelques clients pourraient avoir à faire face présentement, explique M. Ahmad. « Même si les trois portefeuilles ont obtenu un rendement moyen de 7,4 % sur 30 ans, le Portefeuille A avait une valeur de 0 $ à la fin de ses 30 années, en raison de rendements négatifs (-15 %) durant la première année de retraits de 50 000 $, déclare-t-il. En fait, le Portefeuille A n’a duré que 27 ans, augmentant la probabilité qu’un client ait à faire face au risque de longévité en survivant à ses placements. »
Il explique que la brusque différence des valeurs finales de chaque portefeuille devrait aider les clients à réaliser que, sans conseil financier de la part d’un professionnel, leur bas de laine pourrait se vider à cause de la volatilité actuelle du marché.
« Les portefeuilles conservateurs de 100 % en revenu fixe et de 100 % en argent comptant donnent de la stabilité, mais offrent peu en termes de croissance à plus long terme et ne dureront peut-être pas durant toutes vos années de retraite, indique-t-il. D’un autre côté, le portefeuille de 100 % actions entraîne une croissance à long terme plus forte, mais avec de l’incertitude et un risque bien plus élevé. »
Répartition d’actifs : un facteur clé afin de protéger le revenu de retraite
- 23 mars 2009 12 juin 2018
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