L’Alberta continue d’imposer le rythme et de dominer le pays pour ce qui est de créer et de maintenir un environnement favorable à l’investissement, alors que l’Ontario connaît des difficultés, selon l’édition 2008 du Canadian Investment Climate Report, publié par l’Institut Fraser, un organisme de recherche indépendant.

L’Alberta obtient la première place parmi les provinces canadiennes avec une cote de 8,5sur10 dans l’indice annuel de l’Institut qui évalue de manière objective les politiques publiques qui établissent et maintiennent un environnement favorable à l’investissement. La Saskatchewan (5,9) et la Colombie-Britannique (5,8) se classent respectivement deuxième et troisième avec des cotes presque identiques.

Le résultat le plus frappant est celui de l’Ontario, la province canadienne la plus peuplée et ayant l’économie la plus importante, qui se classe cinquième globalement avec une cote de 5, derrière Terre-Neuve-et-Labrador (5,4).

Les autres provinces canadiennes ont toutes obtenu une cote inférieure à 5, ce qui indique qu’elles affichent des résultats relativement médiocres en ce qui a trait à l’établissement et au maintien d’un environnement favorable à l’investissement. Voici les cotes de chacune: Manitoba (4,3), Nouveau-Brunswick (3,7), Québec (3,5), Nouvelle-Écosse (3,3) et, pour terminer, l’Île-du-Prince-Édouard (3,1).

«La cote lamentable du Québec est très dérangeante dans la mesure où c’est l’une des provinces les plus peuplées et donc d’une grande importance pour l’économie canadienne», a ajouté Keith Godin, coauteur de l’étude et analyste senior de politiques publiques à l’Institut Fraser.

Sept catégories
L’indice est composé de sept catégories décrites par des gestionnaires d’investissement canadiens comme étant les politiques les plus importantes qui contribuent à l’environnement d’investissement:

  • l’impôt sur les bénéfices des sociétés
  • la prudence fiscale
  • l’impôt sur le revenu des particuliers
  • les infrastructures de transport
  • les taxes sur le capital des entreprises
  • la réglementation du marché du travail
  • le fardeau réglementaire

L’Alberta se classe première pour la plupart des indicateurs, y compris l’impôt sur les bénéfices des sociétés, les taxes sur le capital des entreprises, l’impôt sur le revenu des particuliers, la prudence fiscale et la réglementation du marché du travail. De plus, elle se classe deuxième pour le fardeau réglementaire global, ce qu’on appelle parfois la «paperasse bureaucratique».

Le Québec obtient un bon résultat pour l’impôt sur les bénéfices des sociétés (2e), mais de mauvais résultats pour tous les autres indicateurs. Le plus grave est que la province se classe neuvième pour les taxes sur le capital des entreprises et dernier pour la prudence fiscale et le fardeau réglementaire global.