Rien ne va plus chez Seamark Asset Management. Cette firme de gestion de portefeuille, établie à Halifax, vient d’annoncer la perte de son principal client dont elle ne divulgue pas le nom, mais qui serait vraisemblablement BMO Nesbitt Burns.
Les analystes craignent que cette défection incite d’autres clients corporatifs de Seamark à quitter le navire. Si c’est ce qui se produit, ils croient que Manuvie, le plus important actionnaire de Seamark, forcera la firme de gestion à annuler l’inscription de ses actions à la Bourse de Toronto. Hier, en après-midi, le titre de Seamark reculait de plus de 15 % à 1,10 $. Il y a un an, il se négociait à près de 5 $.
Selon Michael Mills, analyste à Beacon Securities, BMO Nesbitt Burns faisait gérer des portefeuilles dont l’actif total se chiffrait entre 250 et 350 millions de dollars, soit les trois quarts du total que Seamark administrait dans ce secteur d’activité.
Net recul du bénéfice
Le départ de ce client majeur portera un rude coup aux finances de l’entreprise crée en 1982. Déjà qu’elles n’étaient pas reluisantes. Au 4e trimestre de 2008, Seamark a enregistré une perte nette de 868 000 $ sur des revenus d’à peine 2 millions de dollars. Pour l’ensemble de 2008, la firme affiche un bénéfice net de 93 000 $, en recul de 97 % sur l’année précédente.
Pour leur part, les actionnaires de Manuvie ont réagi plutôt froidement aux prévisions des analystes. Ils ont fait reculer le titre de près de 4 %, à 16,08 $ hier, à la Bourse de Toronto.
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