Voilà l’une des données significatives recueillies dans un sondage sur la main-d’oeuvre québécoise commandé par la FCCQ à l’occasion du Rendez-vous sur les pénuries de main-d’oeuvre qualifiée qui a eu lieu le 3novembre dernier à Montréal.

Ce sondage rend compte de façon éloquente des difficultés que rencontrent les entreprises dans le recrutement, la formation et la rétention de la main-d’oeuvre qualifiée. Ce sondage nous apprend entre autres queplus des trois quarts des entreprises (76%) sont déjà confrontées à des difficultés liées à la pénurie de main-d’oeuvre, pendant que 84% des entreprises ont déjà des problèmes de pénuries ou prévoient en avoir à brève échéance.

Ces pénuries ont des conséquences sérieuses dans plusieurs des entreprises sondées. Ainsi, 39% des entreprises souffrant de pénuries voient leur coût de production augmenter, vivent des tensions accrues avec leurs clients ou reportent ou annulent des projets d’expansion. D’autre part, 10% des entreprises souffrant de pénuries perdent des contrats, limitent les soumissions ou sentent leur survie menacée.

Dans les entreprises ayant des pénuries, 65 % ont pris des actions en organisation du travail et recrutement, 20% n’ont pris aucune mesure et 62% ont pris des actions en matière de formation, comme la réorganisation le travail (57%), le recrutement d’employés moins qualifiés et la formation en entreprise (50%), l’augmentation des salaires (46%), l’investissement accru en formation (40%) ou encore l’adoption de mesures conciliation travail-famille (40%).