Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les employeurs devraient s’assurer que leurs employés âgés de plus de 50 ans demeurent actifs au sein de leur entreprise.

Personne ne souhaite perdre de bons employés, et la plupart des travailleurs de ce groupe d’âge ont beaucoup d’expérience, autant dans l’industrie qu’au sein de leur entreprise. Plusieurs d’entre eux aiment ce qu’ils font et sont investis dans leur entreprise. Ils peuvent également se permettre de partager ce qu’ils ont appris au cours de leur carrière aux plus jeunes employés.

En prenant tout cela en considération, c’est le temps pour les employeurs de penser à développer une stratégie destinée aux travailleurs âgés.

Exception faite de certains cas particuliers, par exemple ne pas être en mesure de satisfaire aux exigences physiques que demande son emploi, la décision de savoir quand est le bon moment pour prendre sa retraite revient à l’employé. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte quand vient le temps de prendre une telle décision. Ce peut-être le besoin d’argent, notamment depuis l’annonce des changements apportés au programme de la Sécurité de la vieillesse. Les employés plus âgés peuvent simplement apprécier l’ambiance de travail et leurs collègues. Dans plusieurs cas, la décision de repousser le moment du départ à la retraite repose sur le fait que les employés aiment leur travail.

Offrir les bonnes options
Les employeurs devraient avoir des options afin de retenir les employés plus âgés, comme les horaires flexibles, le télétravail, qui permettrait à ces employés de travailleur à partir d’un autre lieu que leur bureau (même de l’extérieur du pays) ou des projets temporaires pour les semi-retraités.

Par exemple, une entreprise de maçonnerie n’était pas en mesure de trouver assez de maçons qualifiés. On a donc demandé à un maçon retraité s’il voulait bien revenir au travail. Ce dernier avait pris sa retraite parce qu’il n’arrivait plus, physiquement, à faire toutes les tâches requises par son emploi. La solution de l’entreprise fut donc d’engager un assistant pour l’ex-retraité, dont le rôle était de remplir toutes les tâches que l’ex-retraité n’était plus en mesure de faire, alors que ce dernier se chargeait de tous les autres aspects du travail. Ce genre de transformation d’un emploi devient de plus en plus répandu.

Établir une politique
Vous devez donc créer une politique pour votre entreprise et vos employés, qui inclura les éléments suivants :

  • sondez vos travailleurs plus âgés afin de connaître leurs désirs et leurs besoins, et incorporez autant de leurs suggestions que possible dans l’élaboration de votre politique;
  • ajoutez plus de flexibilité pour les employés plus âgés. Instaurez pour eux des horaires flexibles ou le partage de l’emploi, par exemple;
  • expliquez aux travailleurs plus âgés comment ils peuvent partager leur expérience aux jeunes employés et motivez-les à faciliter ce partage de savoir en leur expliquant comment cela sera bénéfique à la fois pour leurs collègues et pour l’entreprise;
  • analysez les liens entre les objectifs d’affaire de votre entreprise, ses stratégies en matière de ressources humaines et son régime d’avantages sociaux. Un récent sondage mené par le Workplace Institute (Toronto) auprès de 570 chef d’entreprise, directeurs financiers et vice-présidents d’entreprises canadiennes a démontré que seulement 31 % des employeurs considèrent que leurs régimes de retraite et d’avantages sociaux reflètent les éléments-clés de leurs stratégies en matière de ressources humaines, par exemple la nécessité que les employés s’investissent et la rétention du talent.

Selon un rapport publié en 2011 par Statistique Canada, le tiers des Canadiens âgés de plus de 55 ans travaillaient en 2010, alors qu’ils étaient le quart en 1996. Cette tendance représente donc une occasion à saisir pour les employeurs, afin de miser sur les compétences et le savoir des travailleurs plus âgés, en les accommodant le plus possible par le biais de stratégies flexibles en matière de ressources humaines. Le gris a du bon, et dans un environnement économique compétitif, montrer la porte aux travailleurs âgés n’est plus une option.