La prochaine génération de cadres supérieurs canadiens est loin d’être prête à prendre la relève, selon un nouvel sondage d’Odgers Berndtson.

Près de la moitié des organisations des secteurs public et privé au Canada prévoit de perdre 20 % de leurs cadres supérieurs d’ici 2017.

Il s’agit d’une tendance qui représente une grave menace pour les sociétés au pays, estime Odgers Berndtson, car 90 % des répondants au sondage croient que la prochaine génération de dirigeants n’est pas prête à prendre la relève.

« Il ne fait aucun doute que les cinq prochaines années amèneront leur lot de défis pour les entreprises, en particulier celles du secteur public, là où les déficits de compétences se présentent avec plus d’acuité, a déclaré Geneviève Falconetto, associée directrice, Odgers Berndtson.

Cependant, ce qui est encore plus préoccupant du point de vue de la performance et de la productivité, c’est que bien qu’elles soient conscientes de cette situation inévitable, la majorité des entreprises ne font pas grand-chose pour s’y préparer. »

Situation au Québec

Selon le sondage, le Québec devrait connaître un taux de rotation des cadres supérieurs plus faible que la Colombie-Britannique et l’Alberta.

Les cadres supérieurs québécois sont également les moins enclins à dire qu’ils embaucheraient un dirigeant intérimaire afin de pourvoir un poste de direction. Seulement 31 % considèrent qu’ils le feraient, par rapport à 59 % en Colombie-Britannique, à 54 % en Alberta et à 54 % en Ontario.

Ce sont aussi les cadres supérieurs du Québec qui ont le plus de difficulté à recruter de nouveaux talents « ayant les qualités d’adaptabilité et de résilience requises dans un marché mondial en constante évolution ».

Autre fait saillant : 83 % des cadres supérieurs considèrent que leur travail est plus difficile aujourd’hui qu’il y a 20 ans. La principale cause serait la percée des nouvelles technologies.

Plus de 60 % des cadres supérieurs sont âgés de 50 à 59 ans.

Le sondage a été effectué par Léger Marketing pour le compte d’Odgers Berndtson auprès de 300 cadres supérieurs de partout au pays.