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Les femmes sont à la traîne par rapport aux hommes dans le recours aux régimes d’épargne-retraite d’entreprise, selon un rapport.

En moyenne, les femmes partent à la retraite avec 27 % d’épargne en moins que les hommes, selon un nouveau rapport de la Financière Sun Life. 

Ce rapport, qui s’appuie sur deux enquêtes menées auprès des adhérents aux régimes d’épargne-retraite d’entreprise gérés par la Sun Life, révèle que les femmes sous-utilisent systématiquement ces régimes, bien qu’elles vivent plus longtemps et passent davantage d’années en moins bonne santé.

Il souligne que les femmes sont moins susceptibles de tirer pleinement parti des cotisations de contrepartie de l’employeur, quel que soit leur niveau de revenu. Environ un tiers (30 %) des femmes issues de ménages gagnant moins de 70 000 dollars tirent pleinement parti de la contribution de contrepartie de leur employeur, contre 40 % des hommes. Dans les ménages dont le revenu est supérieur à 200 000 dollars, 45 % des femmes tirent pleinement parti de cette contribution, contre 57 % des hommes. Des écarts similaires apparaissent dans la participation globale, les femmes étant à la traîne par rapport aux hommes en matière de contribution de contrepartie de l’employeur, tous niveaux de revenus confondus.

Cet écart persiste dans toutes les tranches d’âge et est particulièrement marqué pendant les années de revenus les plus élevés. Parmi les membres âgés de 35 à 44 ans, les hommes étaient 18 % plus susceptibles que les femmes de tirer pleinement parti de la contribution de leur employeur. Des différences subsistent également lorsqu’on tient compte des rôles de soutien financier au sein du ménage, les femmes contribuant moins de leur salaire que les hommes, qu’elles soient le principal ou le secondaire soutien financier.

Le rapport suggère que cet écart s’explique par une confiance financière moindre chez les femmes, ce qui est associé à des résultats d’épargne plus faibles. Il a été constaté que la confiance avait un impact nettement plus important sur l’accumulation de patrimoine que les connaissances financières seules, et les femmes sont surreprésentées dans les groupes d’investisseurs ayant une faible confiance.

Des aides ciblées, telles que des outils de planification numériques et l’accès à des conseils, se sont avérées améliorer considérablement les résultats. Les femmes qui ont utilisé des outils de planification ont augmenté de 69 % leur utilisation maximale de la contribution de leur employeur et ont considérablement accru leur participation globale à ce dispositif.

Ces améliorations ont été les plus marquées chez les femmes ayant une faible confiance en leurs capacités financières, chez lesquelles la participation à la contribution de l’employeur est passée de 33 % à 75 %.

Ce texte a été publié initialement sur Benefits Canada.