La récession continue de se répercuter sur les régimes de rémunération des dirigeants canadiens. Plus de 85 % des options d’achat d’actions sont désormais hors du cours et la très grande majorité des chefs de direction canadiens voient leurs primes d’intéressement à long terme (PILT) perdre plus de 50 % de leur valeur, selon Watson Wyatt.
La plupart des dirigeants canadiens ne réaliseront pas de gains sur les options d’achat d’actions qu’ils détiennent actuellement, selon l’analyse des circulaires de sollicitation de procurations de 2008. Plus des trois quarts (83 %) des options d’achat d’actions octroyées en 2007 à des chefs de direction de sociétés du TSX 60 étaient hors du cours à la fin de 2008. De plus, près de 30 % des chefs de direction de sociétés du TSX 60 ont vu les PILT qu’on leur avait octroyées en 2007 se trouver hors du cours à la fin de 2008.
Selon l’analyse précitée, une majorité importante (80 %) des dirigeants ont vu leurs PILT perdre la moitié de leur valeur initiale. Même en supposant des gains de 100 % d’ici la fin de 2009, plus de 40 % des options d’achat d’actions octroyées resteraient hors du cours.
« Les dirigeants peuvent s’attendre à devoir composer avec une conjoncture économique difficile et les pressions croissantes des actionnaires dans un avenir rapproché », a déclaré Robert Lavasseur, conseiller principal en rémunération des dirigeants chez Watson Wyatt. « Naturellement, il est vraisemblable que la rémunération des dirigeants canadiens diminue; ils ne sont pas à l’abri des hauts et des bas du marché. »
Selon les circulaires de sollicitation de procurations de sociétés, la PILT moyenne octroyée en 2007 aux chefs de direction des sociétés du TSX 60 se chiffrait à 4,5 millions $. L’analyse de Watson Wyatt indique que la valeur des PILT « dans le cours » a baissé pour s’établir à moins de 1,4 million $.
Aucune société n’a réduit l’admissibilité ou la participation au régime d’intéressement à long terme, et seulement 6 % des sociétés envisagent cette option.
Bien que certains changements soient à prévoir, une modification en profondeur des régimes de rémunération n’est pas prévue, selon une étude distincte auprès de 44 sociétés canadiennes, effectuée en janvier. Seulement 2 % des sociétés ont réduit l’admissibilité aux primes, et 2 % de plus envisagent de le faire au cours de l’année à venir.
Quatorze pour cent des sociétés canadiennes ont procédé à un gel des salaires et 26 % de plus envisagent cette mesure. Par ailleurs, 11 % des sociétés ont déjà réduit le financement des primes et un cinquième (20 %) des sociétés envisagent de le faire.