Quand on se compare, on se console, dit-on souvent. «La récession au Québec est moins sévère qu’en Ontario et en Alberta», écrit Sébastien Lavoie, économiste à Valeurs mobilières Banque Laurentienne.
Dans ses plus récentes perspectives économiques provinciales pour 2009 et 2010, il signale que c’est en Ontario que la détérioration des conditions du marché du travail est la plus palpable. Le taux de chômage atteindra 10% d’ici l’an prochain dans la province la plus peuplée au pays, «même si le plan de restructuration de trois grands constructeurs américains de l’automobile va de l’avant», prévoit l’économiste. C’est un taux supérieur à celui de 9% attendu cette année dans l’ensemble du pays.
Au Québec, le taux de chômage devrait graduellement de 7,9% à 9% d’ici la fin de l’année. «Le marché du travail québécois se porte relativement mieux bien que l’emploi a diminué en ce début d’année», ajoute Sébastien Lavoie. «Nous prévoyons que les entreprises québécoises réduiront davantage leurs effectifs, ce qui se traduira par une perte nette de 90000 postes en 2009 et 2010», prévoit-il.
Reprise au Québec en 2010
Dans l’Ouest canadien, la riche et prospère Alberta connaît sa première récession en 23ans et son premier déficit en 15ans en raison de la chute brutale des prix de l’énergie.
L’économie québécoise enregistrera cette année un repli de 1,1% de son produit intérieur brut (PIB). Toutefois, elle devrait retrouve son rythme régulier de croissance dès l’an prochain. «Lorsque l’économie américaine retrouvera son aplomb en 2010, nous assisterons à une recrudescence des exportations québécoises, ce qui favorisera un retour vers la vitesse de croisière habituelle dans la belle province, soit une croissance du PIB réel près des 2%», lit-on dans le document.
De plus, la construction résidentielle, qui a constitué un des moteurs économiques des dernières années au Québec, sera au ralenti au cours des deux prochaines années, prévoit Sébastien Lavoie.
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