L’une de plus importantes caisses de retraite au monde, l’Office d’investissement du RPC, qui voit notamment à la gestion de l’actif du Régime de pensions du pays, regarde de près le marché de la Chine afin d’y investir massivement au cours des prochaines décennies.
La caisse, qui possède quelque 110 milliards sous gestion, a seulement investi 1,5 milliard de dollars en Chine dans les deux dernières années, mais ce montant pourrait bien augmenter en flèche à très court terme. Pas surprenant d’apprendre alors que l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada a d’ailleurs établi son premier bureau à l’extérieur du pays à Hong Kong en février 2008.
Mark Wiseman, vice-président principal des placements privés, soutient qu’il est primordial pour le régime de chercher les meilleures occasions possibles de rendement pour ses 17 millions de bénéficiaires.
« Lorsque nous regardons où le monde se dirigera dans les 20, 30 ou 50 prochaines années, il ne fait aucun doute dans nos esprits que la croissance de la Chine et de l’Asie en général surpassera le reste du monde », a déclaré M. Wiseman. « Nous devons donc être plus présent dans ce marché économique en pleine croissance qui, un jour, dominera l’économie du monde entier. »
L’Office d’investissement du RPC opère comme une firme de gestion d’actifs privée, sans aucune ingérence politique de la part du gouvernement du Canada, assure M. Wiseman.
« Nous sommes probablement le plus important investisseur institutionnel à investir en Chine depuis deux ans », a-t-il poursuivi. M. Wiseman refusant toutefois de prédire combien le régime désirait investir dans les prochaines années en Chine, se contentant de dire que ce sera beaucoup plus qu’aujourd’hui.
L’Office d’investissement du RPC a environ 80 milliards de dollars sous gestion dans son groupe de marchés publics, soit les placements en revenu fixe et en actions. Quelque 10 milliards de dollars sont placés en immobilier et un autre 20 milliards dans les placements privés, dirigés par M. Wiseman.
Le régime de retraite a presque 50 % de son portefeuille investi au Canada, un marché qui, somme toute, n’est pas assez important à l’échelle mondiale et qui ne peut offrir un taux de croissance comparable à ce que l’on retrouve en Asie.
M. Wiseman reconnait que d’autres investisseurs ont été plus rapide à investir en Chine, mais il mentionne que la caisse n’a pas manqué son coup pour autant. « À ce chapitre, nous désirons devenir un des leaders, sinon le leader », a-t-il conclu.